ADP-Un actionnaire à plus de 50% peut limiter les acquisitions-PDG
information fournie par Reuters 26/07/2019 à 12:34

 (Actualisé avec précisions)
    PARIS, 26 juillet (Reuters) - Le PDG d'ADP  ADP.PA ,
Augustin de Romanet, qui a rappelé sa neutralité absolue sur la
question de la privatisation du groupe, a estimé vendredi
qu'avoir un actionnaire à plus de 50% du capital pouvait limiter
sa flexibilité pour des acquisitions, notamment dans le cadre
d'échanges d'actions.
    Le Conseil constitutionnel a validé mi-mai la partie du Plan
d'action pour la croissance et la transformation des
entreprises, dit loi Pacte, relative à la privatisation d'ADP
dont l'Etat détient 50,6%, qui ne devrait toutefois pas
intervenir rapidement en raison d'une initiative parlementaire
visant à organiser un référendum sur le sujet.  
     Augustin de Romanet, lors de la présentation des résultats
semestriels publiés jeudi soir, s'est attaché une nouvelle fois
à dissocier le fonctionnement d'ADP au quotidien et l’identité
de ses actionnaires.
    "Je trouverais totalement indélicat de critiquer nos
actionnaires. Ce n'est pas parce que nos actionnaires sont
publics qu’il faudrait dire (...) : 'ah, ce sont de mauvais
actionnaires et il faudrait qu’ils quittent le navire'", a dit
Augustin de Romanet .  
    L'Etat actionnaire n'est pas non plus forcément exempt de
reproches sur son manque d'agilité ou sur sa rigidité, a-t-il 
ajouté.
    "C’est vrai que le fait qu’on ait obligatoirement un
actionnaire qui reste à plus de 50% ne nous autorise pas
forcément les croissances externes telles qu’on voudrait les
faire notamment pour l’échange d’actions", a poursuivi Augustin
de Romanet.
    Dans son développement international, ADP a subi récemment
deux échecs coups sur coup : l'un en Bulgarie où il concourait
pour l'aéroport de Sofia et l'autre au Japon.
    "Nous avons des projets dans le pipe. Que ce soit TAV en
Asie ou que ce soit ADP, nous continuons à chercher des
croissances de nature à nous permettre de créer le réseau
d'aéroports que nous ambitionnons de créer", a ajouté Augustin
de Romanet.

 (Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot)