ADP-Avoir l'Etat à plus de 50% peut freiner la croissance externe-PDG
information fournie par Reuters 26/07/2019 à 11:46

    PARIS, 26 juillet (Reuters) - Le PDG d'ADP  ADP.PA  Augustin
de Romanet a estimé vendredi qu'avoir un actionnaire à plus de
50% du capital, en l'occurrence l'Etat, ne donnait pas forcément
à l'exploitant des aéroports parisiens toute la flexibilité
souhaitée pour faire des acquisitions.
    Le Conseil constitutionnel a validé mi-mai la partie du Plan
d'action pour la croissance et la transformation des
entreprises, dit loi Pacte, relative à la privatisation d'ADP
dont l'Etat détient 50,6%, qui ne devrait toutefois pas
intervenir rapidement en raison d'une initiative parlementaire
visant à organiser un référendum sur le sujet.  
    "Je trouverais totalement indélicat de critiquer nos
actionnaires. Ce n'est pas parce que nos actionnaires sont
publics qu’il faudrait dire (...) : 'ah, ce sont de mauvais
actionnaires et il faudrait qu’ils quittent le navire'", a dit
Augustin de Romanet lors de la présentation des résultats
semestriels publiés jeudi soir.  
    L'Etat actionnaire n'est pas non plus forcément exempt de
reproches sur son manque d'agilité ou sur sa rigidité, a-t-il 
ajouté.
    "C’est vrai que le fait qu’on ait obligatoirement un
actionnaire qui reste à plus de 50% ne nous autorise pas
forcément les croissances externes telles qu’on voudrait les
faire notamment pour l’échange d’actions", a poursuivi Augustin
de Romanet.

 (Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot)