(Actualisé avec détails)
HERZOGENAURACH, Allemagne, 8 mars (Reuters) - Adidas
ADSGn.DE a fait état mercredi de résultats du quatrième
trimestre légèrement supérieurs aux attentes, tout en relevant,
sous l'égide de son nouveau président du directoire Kasper
Rorsted, ses prévisions à moyen terme.
Selon des indications d'avant-Bourse, le titre de
l'équipementier sportif allemand devrait s'adjuger près de 5% à
l'ouverture.
Le groupe a ainsi accusé sur les trois derniers mois de
l'année 2016 une perte de 10 millions d'euros sur un chiffre
d'affaires en hausse de 12,5%, à 4,687 milliards.
Les analystes interrogés par Reuters avaient anticipé en
moyenne une perte de 38 millions d'euros et des ventes de 6,657
milliards.
En poste depuis le mois d'octobre, Kasper Rorsted a
notamment annoncé qu'il voulait continuer à investir massivement
aux Etats-Unis, augmenter la part des ventes et simplifier les
procédures.
Nommé en janvier 2016 pour remplacer Herbert Hainer,
l'ancien patron d'Henkel a reçu pour mandat d'améliorer les
performances financières d'Adidas, qui avait multiplié les
avertissements sur résultats en 2015, laissant alors son grand
rival américain Nike NKE.N prendre le large.
Kasper Rorsted a souligné qu'il ajoutait quelques objectifs
au plan stratégique en cours, portant sur la période 2015-2020,
son ambition étant de mettre davantage l'accent sur la culture
d'entreprise, le commerce électronique et l'efficacité.
Il a précisé qu'il voulait porter le chiffre d'affaires du
commerce électronique à quatre milliards d'euros d'ici 2020,
contre un précédent objectif de deux milliards.
Kasper Rorsted entend également réduire le nombre d'articles
proposés par Adidas et harmoniser les activités de marketing,
une recette déjà utilisée chez Henkel, qui avait alors abouti à
une amélioration de la rentabilité du géant des produits de
consommation courante.
Dans le cadre du plan 2015-2020, Adidas anticipe désormais
une hausse annuelle moyenne du chiffre d'affaires, hors effets
de change, comprise entre 10% et 12% contre une objectif
précédente d'une augmentation "proche des 10%".
Le bénéfice net devrait de son côté progresser de 20% à 22%
par an en moyenne sur la période 2015-2020 contre une hausse de
15% retenue précédemment.
(Emma Thomasson, Benoît Van Overstraeten pour le service
français)