Abivax bondit après des résultats positifs pour l’obéfazimod information fournie par Reuters 30/06/2026 à 09:29
L'action Abivax bondit mardi au lendemain de la publication de résultats positifs pour la deuxième partie de l’essai de maintenance ABTECT évaluant l’obéfazimod, son médicament contre les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, la biotech française affirmant que l'étude a démontré un bénéfice clinique significatif.
A Paris, vers 07h17 GMT, l'action progressait de 22,5% à 102,1 euros, contre un gain de 0,4% pour l'indice SBF 120
.SBF120 au même moment.
Le groupe a déclaré lundi soir dans un communiqué que l’obéfazimod avait apporté un bénéfice clinique significatif dans une population hautement réfractaire de patients atteints de rectocolite hémorragique, 37,2% des patients non répondeurs au traitement d’induction ayant atteint une rémission clinique et 34,5% une rémission endoscopique à la semaine 44, après la poursuite du traitement par obéfazimod 50 mg.
L’augmentation de la dose d’obéfazimod à 50 mg a permis de rétablir une rémission clinique chez 45,5% des patients ayant rechuté au cours de la partie 1 de l’essai de maintenance, a souligné Abivax.
"Pour être clair, il s’agit d’une mise à jour rassurante", commentent les analystes de Jefferies dans une note. "Nous nous demandons toutefois si cela suffira aux investisseurs, compte tenu des éléments suivants : le risque de cancer pourrait être difficile à écarter, le manque de catalyseurs, les besoins en trésorerie et l’absence de catalyseurs en dehors des fusions-acquisitions", ajoutent-t-ils.
L'action Abivax avait plongé au début du mois après la publication des résultats d'un essai de maintenance de phase III ABTECT évaluant l’obéfazimod, les investisseurs étant restés focalisés sur les trois cas de cancer recensés parmi les patients recevant la dose la plus élevée, même si les chercheurs les avaient jugés sans rapport avec le traitement.
"Pouvons-nous mettre de côté la question de la malignité ? Oui, pour les investisseurs spécialisés et les médecins (...), mais nous nous demandons si une certaine réticence ne persiste pas chez les investisseurs non spécialisés", nuancent les analystes de Jefferies.
"Nous estimons que les investisseurs devraient se demander s'ils détiennent cette action en raison : des données relatives au CD attendues d'ici environ un an, de la probabilité d'une fusion-acquisition, ou du lancement commercial", conclut le courtier.
(Rédigé par Augustin Turpin, avec Puyaan Singh à Bangalore)