AB Foods lance la scission de Primark sur fond de résultats décevants information fournie par Zonebourse 21/04/2026 à 11:48
La multinationale britannique recule de 3,50% à Londres après avoir annoncé son projet de scission de Primark, sa chaîne de vêtements à bas prix, dans un contexte marqué par des résultats semestriels inférieurs aux attentes et une activité dégradée dans le sucre.
Soutenu par son principal actionnaire Wittington Investments, le projet prévoit la création de deux entités distinctes : Primark d'un côté, et une société regroupant les activités alimentaires, provisoirement baptisée "FoodCo".
Les deux divisions présentent des profils de taille comparables, avec un chiffre d'affaires annuel d'environ 9,5 milliards de livres pour Primark, contre près de 9,8 milliards pour les activités alimentaires. A l'issue de l'opération, chacune sera cotée à la Bourse de Londres et devrait, compte tenu de son envergure, intégrer le FTSE 100. La branche alimentaire conservera le nom Associated British Foods.
Sur le plan financier, le groupe a fait état d'un bénéfice avant impôts en recul de 8,7% sur les 24 semaines closes le 27 février, à 632 millions de livres, contre 692 millions un an plus tôt, un niveau inférieur aux attentes du marché, établies à 710 millions de livres.
Le bénéfice d'exploitation recule sensiblement de 19%, à 691 millions de livres, contre 835 millions un an plus tôt. En données ajustées, il s'inscrit également en baisse de 19%, à 663 millions de livres. Le chiffre d'affaires ressort en léger repli à 9,47 milliards de livres, contre 9,51 milliards, soit une contraction de 2% à taux de change constants.
Dans une note, Jefferies souligne qu'il s'agit, à sa connaissance, de la première entreprise européenne du secteur de l'habillement à signaler un ralentissement de la consommation en Europe lié au contexte géopolitique, mettant en évidence la sensibilité accrue des consommateurs à faibles revenus.
Le bénéfice net par action recule de 12%, à 62,7 pence, et de 15% en données ajustées, à 70,7 pence. L'acompte sur dividende est maintenu inchangé à
20,7 pence par action.
La division Sucre en difficulté
"Nous savions que le premier semestre serait difficile", a reconnu le directeur général George Weston, tout en réaffirmant anticiper une amélioration des performances au second semestre.
Dans le détail, les ventes de détail progressent de 2%, avec une hausse de 1,3% à périmètre constant au Royaume-Uni, mais un recul de 5,6% en Europe. Le pôle épicerie voit son bénéfice d'exploitation ajusté chuter de 20%, pénalisé notamment par les activités d'huiles aux États-Unis. L'activité ingrédients recule de 7%, affectée par une demande atone dans la boulangerie outre-Atlantique.
La division Sucre enregistre une perte d'exploitation ajustée de 27 millions de livres, sous l'effet d'une baisse des prix de vente moyens en Europe, tandis que le pôle Agriculture dégage un bénéfice d'exploitation ajusté de 6 millions de livres.
Pour l'ensemble de l'exercice, AB Foods maintient ses perspectives, à l'exception du sucre, pour lequel le groupe anticipe désormais une perte d'exploitation ajustée en 2026, contre un léger bénéfice attendu jusqu'ici. Le groupe continue par ailleurs de prévoir un recul de son bénéfice d'exploitation ajusté et de son bénéfice net par action ajusté par rapport à l'exercice précédent.
Soutenu par son principal actionnaire Wittington Investments, le projet prévoit la création de deux entités distinctes : Primark d'un côté, et une société regroupant les activités alimentaires, provisoirement baptisée "FoodCo".
Les deux divisions présentent des profils de taille comparables, avec un chiffre d'affaires annuel d'environ 9,5 milliards de livres pour Primark, contre près de 9,8 milliards pour les activités alimentaires. A l'issue de l'opération, chacune sera cotée à la Bourse de Londres et devrait, compte tenu de son envergure, intégrer le FTSE 100. La branche alimentaire conservera le nom Associated British Foods.
Sur le plan financier, le groupe a fait état d'un bénéfice avant impôts en recul de 8,7% sur les 24 semaines closes le 27 février, à 632 millions de livres, contre 692 millions un an plus tôt, un niveau inférieur aux attentes du marché, établies à 710 millions de livres.
Le bénéfice d'exploitation recule sensiblement de 19%, à 691 millions de livres, contre 835 millions un an plus tôt. En données ajustées, il s'inscrit également en baisse de 19%, à 663 millions de livres. Le chiffre d'affaires ressort en léger repli à 9,47 milliards de livres, contre 9,51 milliards, soit une contraction de 2% à taux de change constants.
Dans une note, Jefferies souligne qu'il s'agit, à sa connaissance, de la première entreprise européenne du secteur de l'habillement à signaler un ralentissement de la consommation en Europe lié au contexte géopolitique, mettant en évidence la sensibilité accrue des consommateurs à faibles revenus.
Le bénéfice net par action recule de 12%, à 62,7 pence, et de 15% en données ajustées, à 70,7 pence. L'acompte sur dividende est maintenu inchangé à
20,7 pence par action.
La division Sucre en difficulté
"Nous savions que le premier semestre serait difficile", a reconnu le directeur général George Weston, tout en réaffirmant anticiper une amélioration des performances au second semestre.
Dans le détail, les ventes de détail progressent de 2%, avec une hausse de 1,3% à périmètre constant au Royaume-Uni, mais un recul de 5,6% en Europe. Le pôle épicerie voit son bénéfice d'exploitation ajusté chuter de 20%, pénalisé notamment par les activités d'huiles aux États-Unis. L'activité ingrédients recule de 7%, affectée par une demande atone dans la boulangerie outre-Atlantique.
La division Sucre enregistre une perte d'exploitation ajustée de 27 millions de livres, sous l'effet d'une baisse des prix de vente moyens en Europe, tandis que le pôle Agriculture dégage un bénéfice d'exploitation ajusté de 6 millions de livres.
Pour l'ensemble de l'exercice, AB Foods maintient ses perspectives, à l'exception du sucre, pour lequel le groupe anticipe désormais une perte d'exploitation ajustée en 2026, contre un léger bénéfice attendu jusqu'ici. Le groupe continue par ailleurs de prévoir un recul de son bénéfice d'exploitation ajusté et de son bénéfice net par action ajusté par rapport à l'exercice précédent.