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information fournie par AOF 14/01/2026 à 07:49

(AOF) - Engie a remporté son premier projet hybride en Inde, combinant 200 MW de solaire photovoltaïque avec un système de stockage d'énergie par batteries (BESS) de 100 MW / 600 MWh. Ce projet permettra de stocker et fournir jusqu'à 6 heures d'énergie renouvelable.

Avec près de 2 GW d'actifs renouvelables en exploitation ou en cours de construction, et après avoir remporté en novembre son premier projet BESS autonome (280 MW / 560 MWh) dans le pays, Engie continue d'étendre sa présence sur le marché indien en pleine croissance.

Avec 55 GW de capacités d'énergies renouvelables et de stockage déjà en exploitation au 30 septembre 2025, le groupe est en bonne voie pour atteindre son ambition de 95 GW dans le monde d'ici à 2030.

" En combinant le solaire à grande échelle avec un stockage longue durée, nous renforçons la résilience du réseau et rendons possible la fourniture d'électricité renouvelable disponible 24 heures sur 24 à nos clients" a déclaré Paulo Almirante, Directeur Général Adjoint d'Engie en charge des activités Renewable & Flexible Power.

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Points clés

- Groupe né en 2008 de la fusion GDF-Suez, leader mondial de la transition énergétique, premier producteur mondial d'électricité non nucléaire, premier fournisseur de services d’efficacité énergétique, deuxième fournisseur de services à l’environnement ;

- Activité de 73,8 Mds€ répartie entre la France pour 44%, les autres pays européens (38% dont 10% pour la Belgique) puis les Amériques (12,5%);

- Modèle d’affaires alliant « la molécule et l’électron » au service de la transition énergétique via le recentrage sur 4 métiers : gestion & fourniture d’énergie, renouvelables, actifs thermiques de stockage & d’électricité, infrastructures gazières & électriques, décarbonation des villes & industries ;

- Capital contrôlé à 23,64 % (34,32 % des droits de vote) par l'Etat, aux côtés de la Caisse des dépôts (3,36 % et 3,3 %), et par les salariés (4,32 % et 5,14 %), Jean-Pierre Clamadieu présidant le conseil de 14 administrateurs, Catherine MacGregor assurant la direction générale.

Enjeux

- Agilité d’un modèle d’affaires intégré, contrôlant toute la chaîne de valeur énergétique :

- comité exécutif remanié et redéfinition en cours des périmètres des des 4 nouvelles Global Business Units, la présence mondiale ayant été ramenée à 31 pays

- investissements de croissance de 22 à 25 Mds€ en 2023-25, notamment dans les renouvelables et infrastructures décentralisées pour 70% et dans le développement des gaz renouvelables et de projets de stockage par batteries, pour 10%,

- équilibre du mix énergétique : plateformes renouvelables, actifs de production flexibles (centrales à gaz, pompage-turbinage…), infrastructures énergétiques décentralisées ou infrastructures d’approvisionnement en Europe…,

- diminution des besoins en capitaux (cession d’une part minoritaire du capital d’actifs de renouvelables) et forte génération de trésorerie (11,4 Md€ à fin septembre) ;

- innovation transversale : Horizons pour l’efficacité des process et la diffusion des nouvelles technologies, 23 Labs thématiques, Engie Factories…;

- Stratégie environnementale net zéro 2045 :

- objectifs 2030 rehaussés : recul de 55% des émissions totales de CO2 vs 2017 et croissance des offres vertes aux clients (65 à 85 Mt CO2e d’émissions évitées),

- éolien : 80 GW de production d’ici 2025,

- batteries en Europe et aux Etats-Unis : 10 GW de capacités de stockage,

- hydrogène bas carbone : 4 GW de production et 700 Kms de réseaux dédiés,

- biométhane en Europe : 10 TWh/an de production via 4 Mds€ d’investissements,

- infrastructures dédiées : 32 GW de production dès 2025 ;

- Face au repli des prix de l’énergie, hausse de la rentabilité tirée par le plan de performance opérationnelle (impact positif de 477 M€ à fin septembre,) le rang de n° 1 au Brésil, marché-clé pour le groupe, et l’avantage concurrentiel apporté par CCGT (+ grande flotte d'Europe) ;

- Dans les renouvelables, visibilité renforcée par la montée en puissance des PPA ou contrats d’achats d’électricité, tirés par la demande des géants du numérique ;

- Structure financière solide avec, à fin septembre, 46,4 Mds€ de dette nette, soit un effet de levier de 3,2, et une génération d’autofinancement libre de 11,4 Mds€ le groupe visant une notation de crédit « strong investment ».

Défis

- Amélioration du profil de risque et de la visibilité du nucléaire belge (allongement de 10 ans de l’activité de 2 réacteurs conservés et transfert de responsabilité des déchets nucléaires ;

- D’ici fin 2025 : résultat à la candidature à la concession pour 25 ans des réseaux de chaleur parisien et décision finale d’investissement par l’autorité régulatrice des projets aux Etats-Unis ;

- Après une avancée de 0,2 % (1,8 % en organique) des revenus et un retrait de 12 % du résultat d’exploration, affecté par la baisse des prix de l’énergie, objectifs légèrement relevés :

- 2025 : résultat net récurrent proche de 5 Mds€ et excédent brut d’exploitation proche de 9 Mds€,

- 2026, année de sortie du nucléaire : résultat net récurrent de 4,2 à 4,8Mds€,

- 2027 : résultat net récurrent de 4,4 à 5 Mds€ ;

- Dividende de 1,48 €, soit 65 à 75% du résultat, avec plancher de 0,65 € jusqu’en 2026 et prime de 10% pour les actionnaires au nominatif depuis + 2 ans avec volonté de procéder à des rachats d’actions à moyen terme