A suivre aujourd'hui... ADP information fournie par AOF 19/02/2026 à 07:56
(AOF) - Le gestionnaire des aéroports parisiens signe une solide performance en 2025, portée par la reprise du trafic, la dynamique des activités internationales et une stricte discipline financière. Le résultat net part du groupe s'est élevé à 382 millions d'euros, en hausse de 11,7% sur un an, malgré une contribution exceptionnelle de 92 MEUR liée à la surtaxe française sur les bénéfices. Le chiffre d'affaires annuel atteint 6,704 MdsEUR, en progression de 8,9%, soutenu par la hausse du trafic passagers à Paris (+3,4%) et sur l'ensemble du réseau mondial (+4,2%).
L'EBITDA courant s'établit à 2,322 MdsEUR, en hausse de 12,3%, soit une marge de 34,6%.
Le résultat opérationnel courant s'élève à 1,154 MdEUR , en croissance de 17,2%, bénéficiant d'un effet de base favorable lié à la fusion GIL/GAL intervenue en 2024.
Le groupe souligne également la stabilité de sa structure financière, avec une dette nette de 8,625 MdsEUR à fin 2025, et un ratio Dette nette/EBITDA ramené à 3,7x, contre 4,2x un an plus tôt.
"Le groupe enregistre une performance solide et atteint ses objectifs 2025", a déclaré Philippe Pascal, nouveau président-directeur général, qui souligne également la transformation en cours du modèle du groupe ADP et l'engagement en faveur d'un nouveau cycle stratégique à horizon 2027. "Nous menons ces travaux avec confiance et détermination, porté par un collectif engagé, des fondamentaux solides et une vision claire du temps long".
Pour 2026, le groupe ADP table sur une croissance du trafic à Paris comprise entre +1,5% et +2,5%, un EBITDA courant supérieur à 2,35 MdsEUR et confirme sa politique de distribution, avec un taux de 60% du résultat net part du groupe, assorti d'un plancher de 3,00 EUR par action.
AOF - EN SAVOIR PLUS
Points-clé
- Numéro 1 mondial de la gestion aéroportuaire avec 365 millions de passagers dont 103 à Paris et 26 plateformes, né en 1945 ;
- Chiffre d’affaires record de 6,2 Mds€ réparti en 4 pôles – les activités aéronautiques pour 33 %, l’international & développements aéroportuaires pour 32 %, dont le turc TAV pour 27 %, les commerces et services pour 31 %, dont Extime Duty Free Paris (13 %) et Extime Travel Paris (3 %) puis l’activité immobilière des terminaux (ADP étant l’un des plus grands propriétaires fonciers d’Ile-de-France) pour 5 % ;
- Ambition : consolidation de la place de numéro 1 mondial dans la conception, la construction et l’exploitation d’aéroports, s’appuyant sur les accords avec les compagnies aériennes et sur une stratégie environnementale volontariste ;
- Capital détenu à 50,6 % par l’État français (60,3 % des droits de vote), le groupe Vinci (8 % et 9,7 %) et Crédit agricole assurances (7,7 %), Philippe Pascal étant président-directeur général du conseil de 18 administrateurs assisté de Justine Coutard à la direction générale déléguée.
Enjeux
- Agilité d’un modèle d’affaires décloisonné et mené par une direction exécutive remaniée en 5 pôles -aménagement & parties prenantes, innovation, finances & stratégie, distribution & hôtellerie, ressources humaines :
- focus sur les services aux clients visant pour 2025 au moins 65 % des vols partant à l’heure, une offre à 50 % des passagers d’un parcours biométrique (8 aéroports du groupe parmi les 100 meilleurs, Roissy étant au 7 ème rang),
- partenariat avec Air France « Connect France » pour les aéroports parisiens : concentration des investissements, amélioration des correspondances avion-train-RER, refonte des terminaux…,
- stabilisation à 28 ans de la maturité moyenne du portefeuille de concessions,
- exploitation du parc immobilier avec l’extension de l’offre d’hospitalité Extime, à Paris et à l’international,
- gestion dynamique de la dette,
- écosystème digital global centré sur la donnée, via 100 routes internationales et la smartisation des aéroports, l’innovation étant focalisée sur les prestations télécom & mobilités via le Hub One ;
- Stratégie environnementale de neutralité carbone en 2050 :
- 2030 : réduction de 68 %, vs 2019, des émissions directes de CO2 à Paris,
- 2035 : réduction de 90 % à Paris,
- amélioration de la qualité de l’air, valorisation des déchets, usage de 10 % d’énergies bas carbone, électrification de la flotte de roulage et préservation de la biodiversité,
- budget carbone pour les cycles de vie des investissements de + 5 M€,
- partenariat avec Saclay dans les projets durables suivis dans le nouveau Green Hub d’innovation dans l’aéroport de Roissy,
- en 2025, intégration de critères RSE dans la rémunération de tous les salariés ;
- Situation financière encore tendue : à fin juin, dette de 8,7 Mds€ supérieure aux fonds propres (5,1 mMds€) avec un effet de levier de 4,1 mais garantie de la dette par l’État et trésorerie de 1,7 Md€.
Défis
- Forte corrélation à la santé financière des compagnies aériennes, notamment EasyJet et AirFrance-KLM, 1er et 2ème opérateurs à Paris ;
- Évolution du taux de dépense par passager à Paris (niveau record de 32,1 €) ;
- Après la liaison Paris-Orly en 2024, attente de la livraison du Paris-Roissy-CDG Express ;
- Préparation pour 2027 du CRE ou contrat de régulation économique de l’aéroport de Roissy, fondé sur une hypothèse de croissance annuelle de 1,5 % du trafic passagers, avec attente du vote prochain d’une loi portant à dix ans la durée d’un CRE ;
- Poursuite du déploiement de l’indien GMR Airports, détenu à 45,7 % et gérant 7 aéroports, en Inde, Indonésie et Grèce (110 M de passagers) ;
- Après une hausse de 9,6% du chiffre d’affaires et une chute de 72 % du résultat net, affecté par les dépréciations de la livre turque et de la roupie indienne et par la contribution fiscale exceptionnelle, objectifs 2025 confirmés : trafic en hausse de 2,5 % à + 4 % pour Paris Aéroports, investissements de 1,4 Md€ et hausse de + 7 % du bénéfice opérationnel, levier de la dette de 3,5 à 4.
- Dividende 2024 de 3 €, soit le bas du plancher cible d’une politique de distribution à 60%, et engagement sur ce plancher pour 2025.