5 choses à savoir sur la carrière d'Alan Greenspan
information fournie par Zonebourse 22/06/2026 à 15:56

Cette figure de la politique monétaire mondiale, qui a dirigé la Fed pendant près de deux décennies sous quatre présidents américains, est décédée ce lundi à l'âge de 100 ans des suites de complications liées à la maladie de Parkinson, selon NBC.

Près de 20 ans à la tête de la Fed

Alan Greenspan a présidé la banque centrale américaine, de 1987 à 2006. Nommé par Ronald Reagan, le natif de New-York a ensuite été reconduit par George H. W. Bush, Bill Clinton et George W. Bush, un record de longévité.

2. Du krach de 1987 à l'éclatement de la bulle internet

Quelques semaines après son arrivée à la tête de la Fed, il a dû gérer le krach boursier d'octobre 1987. Il a ensuite piloté la politique monétaire américaine pendant plusieurs épisodes de turbulences, dont la crise asiatique de 1997, la crise russe de 1998, l'éclatement de la bulle internet au début des années 2000 et les conséquences économiques des attentats du 11 septembre 2001.

3. Surnommé "The Maestro"

Durant les années 1990, Greenspan est devenu l'une des figures les plus influentes de la finance mondiale. Son style de communication volontairement énigmatique et son rôle dans la longue phase d'expansion économique américaine lui ont valu le surnom de "The Maestro".

4. Des débuts dans le conseil et à la Maison Blanche

Avant de prendre les commandes de la banque centrale, il a dirigé le Council of Economic Advisers du président Gerald Ford entre 1974 et 1977. Il avait auparavant fondé un cabinet de conseil économique privé, Townsend-Greenspan & Co., qui l'avait fait connaître dans les milieux d'affaires et politiques.

5. Un héritage controversé

Longtemps célébré pour avoir accompagné une période de croissance soutenue et de faible inflation, Greenspan a vu son bilan réévalué après la crise financière de 2008. Ses détracteurs lui ont reproché son soutien à la déréglementation financière et sa confiance dans la capacité des marchés à s'autoréguler. Plusieurs économistes ont estimé que la faiblesse prolongée des taux d'intérêt au début des années 2000 avait contribué à la formation de la bulle immobilière ayant précédé la crise des subprimes.