28 jours plus tard : Ormuz sous tension, marchés sous pression information fournie par Zonebourse 27/03/2026 à 17:50
Le bruit des missiles résonne au-dessus du Moyen-Orient depuis la fin du mois de février.. 28 jours plus tard, le virus de la guerre ne semble pas près de s'apaiser : le régime iranien est toujours debout, Trump envoie toujours des messages rageurs et aucun compromis ne semble de dessiner. Conséquence ? Un pétrole (encore) en hausse, et des indices (encore) en baisse...
Au gong final, l'indice parisien recule de 0,87%, à 7 701 points, devant Francfort (-1,32%) et derrière Londres (-0,08%), alors que les investisseurs sont toujours happés par la guerre au Moyen-Orient avec son lot d'incertitudes, de retournements, d'espoirs et de confusion. Alors que les armes ont la parole depuis un mois, la semaine qui s'achève aura au moins permis à Washington et Téhéran d'établir un canal de discussion, semble-t-il par l'intermédiaire du Pakistan. L'indice parisien en profite pour signer sa première hausse hebdomadaire depuis le début du conflit ( 0,47%).
Même si les négociations n'ont pas été concluantes pour l'instant - il suffit de voir les milliers de bateaux en attente de part et d'autre du détroit d'Ormuz pour s'en convaincre - les marchés ont été rassurés, l'espace de quelques heures, par cette prise de contact diplomatique.
Car Donald Trump a été prompt à ressortir son clavier, ajoutant une certaine confusion à une situation qui n'était déjà pas très limpide.
Faire rimer tweet et ambiguïté stratégique
Adepte des messages intempestifs sur les réseaux sociaux, le président américain a annoncé hier dans un langage fort peu diplomatique que les négociateurs iraniens le "suppliaient" de conclure un accord. "Ils feraient mieux de devenir sérieux vite, avant qu'il ne soit trop tard, car une fois que cela arrive, il n'y a PAS DE RETOUR EN ARRIÈRE, et ce ne sera pas joli !", a-t-il martelé.
Volontairement ou pas, le président américain entretient ainsi une certaine ambiguïté, affirmant d'un côté que les négociations se passent "très bien" et laissant savoir de l'autre que des milliers de militaires américains sont en route pour le Golfe.
"Il est tout à fait possible que les affirmations de Trump sur les progrès des négociations ne soient qu'un écran de fumée destiné à gagner du temps, alors même qu'il rassemble des troupes en vue d'une offensive. Il est également possible que l'Iran soit en réalité plus engagé dans la recherche d'un accord et la fin du conflit qu'il ne le laisse entendre actuellement", souligne Mark Dowding, Chief Investment Officer, chez RBC BlueBay.
La France reste vigilante et rappelait hier que plus de 5 000 soldats étaient déployés au Proche et Moyen-Orient. L'exécutif prévoit aussi 8,5 milliards d'euros supplémentaires de commandes de munitions sur 2026-2030, en plus des 16 milliards d'euros déjà votés. N'oubliant pas la menace russe pour autant, l'Hexagone fait part de l'envoi de quatre Rafale et d'une centaine d'aviateurs sur la base aérienne de Siauliai en Lituanie, à partir de demain.
Des conséquences macro-économiques
Loin de rassurer les marchés, la confusion qui règne autour de la situation au Moyen-Orient est à l'origine d'une nouvelle envolée des cours du pétrole, avec un Brent qui se négocie désormais au-delà des 110 USD le baril ( 5,5%, 111,8 USD) alors que le détroit d'Ormuz reste ostensiblement bloqué. Un stress qui s'observe aussi à l'envolée du VIX ( 8%), qui s'approche des 30 points.
Sur le plan macro-économique, la hausse des cours commence aussi à se faire sentir. Ainsi, l'inflation a fortement accéléré en Espagne avec des prix à la consommation en hausse de 3,3% en mars 2026, un bond d'un point par rapport aux 2,3% de février.
Par ailleurs, outre-Manche, le volume des ventes au détail a diminué de 0,4% en février 2026, après un bond de 2% en janvier.
Enfin, aux Etats-Unis, l'indice de confiance des consommateurs calculé par l'Université du Michigan a reculé en mars. Il ressort à 53,3 points, contre 53,5 points attendus après 56,6 le mois précédent.
Des sociétés en mouvement
Pernod Ricard signe la meilleure performance du CAC 40 ( 7,94%) après avoir confirmé hier soir être en discussions avec l'américain Brown-Forman, le propriétaire du whisky Jack Daniel's, en vue d'une éventuelle fusion "entre égaux", un projet qui suscite néanmoins des réactions contrastées chez les analystes.
Alstom (-0,5%) a décroché un contrat clé en main de 915 millions d'euros pour la réalisation de la ligne 1 du métro de Belgrade, premier réseau entièrement automatisé de Serbie.
L'autorité italienne de la concurrence (AGCM) a ouvert deux enquêtes visant Sephora Italia et ses partenaires du groupe LVMH (-0,5%) pour pratiques commerciales déloyales ciblant les mineurs. En cause, une stratégie marketing jugée trompeuse, fondée sur des micro-influenceurs très jeunes, pour vendre des cosmétiques adultes à des enfants et adolescents.
Oddo BHF a d'ailleurs annoncé un abaissement de son objectif de cours sur le titre LVMH de 695 à 583 euros, expliquant toujours anticiper une amélioration très graduelle de l'activité du géant français du luxe.
Ailleurs en Europe, BASF s'adjuge 2,7%, loin devant Siemens Energy (-3,9%) et Rheinmetall (-4,4%).
Au gong final, l'indice parisien recule de 0,87%, à 7 701 points, devant Francfort (-1,32%) et derrière Londres (-0,08%), alors que les investisseurs sont toujours happés par la guerre au Moyen-Orient avec son lot d'incertitudes, de retournements, d'espoirs et de confusion. Alors que les armes ont la parole depuis un mois, la semaine qui s'achève aura au moins permis à Washington et Téhéran d'établir un canal de discussion, semble-t-il par l'intermédiaire du Pakistan. L'indice parisien en profite pour signer sa première hausse hebdomadaire depuis le début du conflit ( 0,47%).
Même si les négociations n'ont pas été concluantes pour l'instant - il suffit de voir les milliers de bateaux en attente de part et d'autre du détroit d'Ormuz pour s'en convaincre - les marchés ont été rassurés, l'espace de quelques heures, par cette prise de contact diplomatique.
Car Donald Trump a été prompt à ressortir son clavier, ajoutant une certaine confusion à une situation qui n'était déjà pas très limpide.
Faire rimer tweet et ambiguïté stratégique
Adepte des messages intempestifs sur les réseaux sociaux, le président américain a annoncé hier dans un langage fort peu diplomatique que les négociateurs iraniens le "suppliaient" de conclure un accord. "Ils feraient mieux de devenir sérieux vite, avant qu'il ne soit trop tard, car une fois que cela arrive, il n'y a PAS DE RETOUR EN ARRIÈRE, et ce ne sera pas joli !", a-t-il martelé.
Volontairement ou pas, le président américain entretient ainsi une certaine ambiguïté, affirmant d'un côté que les négociations se passent "très bien" et laissant savoir de l'autre que des milliers de militaires américains sont en route pour le Golfe.
"Il est tout à fait possible que les affirmations de Trump sur les progrès des négociations ne soient qu'un écran de fumée destiné à gagner du temps, alors même qu'il rassemble des troupes en vue d'une offensive. Il est également possible que l'Iran soit en réalité plus engagé dans la recherche d'un accord et la fin du conflit qu'il ne le laisse entendre actuellement", souligne Mark Dowding, Chief Investment Officer, chez RBC BlueBay.
La France reste vigilante et rappelait hier que plus de 5 000 soldats étaient déployés au Proche et Moyen-Orient. L'exécutif prévoit aussi 8,5 milliards d'euros supplémentaires de commandes de munitions sur 2026-2030, en plus des 16 milliards d'euros déjà votés. N'oubliant pas la menace russe pour autant, l'Hexagone fait part de l'envoi de quatre Rafale et d'une centaine d'aviateurs sur la base aérienne de Siauliai en Lituanie, à partir de demain.
Des conséquences macro-économiques
Loin de rassurer les marchés, la confusion qui règne autour de la situation au Moyen-Orient est à l'origine d'une nouvelle envolée des cours du pétrole, avec un Brent qui se négocie désormais au-delà des 110 USD le baril ( 5,5%, 111,8 USD) alors que le détroit d'Ormuz reste ostensiblement bloqué. Un stress qui s'observe aussi à l'envolée du VIX ( 8%), qui s'approche des 30 points.
Sur le plan macro-économique, la hausse des cours commence aussi à se faire sentir. Ainsi, l'inflation a fortement accéléré en Espagne avec des prix à la consommation en hausse de 3,3% en mars 2026, un bond d'un point par rapport aux 2,3% de février.
Par ailleurs, outre-Manche, le volume des ventes au détail a diminué de 0,4% en février 2026, après un bond de 2% en janvier.
Enfin, aux Etats-Unis, l'indice de confiance des consommateurs calculé par l'Université du Michigan a reculé en mars. Il ressort à 53,3 points, contre 53,5 points attendus après 56,6 le mois précédent.
Des sociétés en mouvement
Pernod Ricard signe la meilleure performance du CAC 40 ( 7,94%) après avoir confirmé hier soir être en discussions avec l'américain Brown-Forman, le propriétaire du whisky Jack Daniel's, en vue d'une éventuelle fusion "entre égaux", un projet qui suscite néanmoins des réactions contrastées chez les analystes.
Alstom (-0,5%) a décroché un contrat clé en main de 915 millions d'euros pour la réalisation de la ligne 1 du métro de Belgrade, premier réseau entièrement automatisé de Serbie.
L'autorité italienne de la concurrence (AGCM) a ouvert deux enquêtes visant Sephora Italia et ses partenaires du groupe LVMH (-0,5%) pour pratiques commerciales déloyales ciblant les mineurs. En cause, une stratégie marketing jugée trompeuse, fondée sur des micro-influenceurs très jeunes, pour vendre des cosmétiques adultes à des enfants et adolescents.
Oddo BHF a d'ailleurs annoncé un abaissement de son objectif de cours sur le titre LVMH de 695 à 583 euros, expliquant toujours anticiper une amélioration très graduelle de l'activité du géant français du luxe.
Ailleurs en Europe, BASF s'adjuge 2,7%, loin devant Siemens Energy (-3,9%) et Rheinmetall (-4,4%).