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Pétrole: le baril de Brent sous les 100 dollars après la victoire démocrate aux Etats-Unis
information fournie par AFP 04/11/2026 à 18:13

Station-service à Los Angeles, en Californie, le 30 octobre 2026. ( AFP / David Swanson )

Station-service à Los Angeles, en Californie, le 30 octobre 2026. ( AFP / David Swanson )

Le baril de pétrole Brent est tombé sous les 100 dollars mercredi après la victoire sans appel des démocrates aux législatives américaines, susceptible, selon les analystes, de limiter la marge de manœuvre de Donald Trump dans la guerre contre l'Iran.

Une fois entré en fonctions en janvier, "le nouveau Congrès pourrait utiliser son influence sur les dépenses pour contester des financements militaires supplémentaires et accroître la pression en faveur d'une solution diplomatique" avec l'Iran, estime Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote.

Avec des "négociations crédibles et des perspectives d'un transport maritime plus sûr dans le détroit d'Ormuz, les prix du pétrole pourraient baisser durablement", ajoute l'analyste.

Le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, a déjà déclaré mercredi que la guerre en Iran devait "cesser".

Vers 16H50 GMT (17H50 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en janvier, chutait de 8,98 % à 94,30 dollars, à des plus bas depuis début septembre.

Il n'était pas passé sous la barre des 100 dollars depuis début octobre.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en décembre, tombait de 7,93 % à 88,47 dollars.

Le Brent a perdu près de 20 % depuis sa clôture de vendredi, sous l'effet d'un regain d'optimisme sur les discussions diplomatiques, après plusieurs semaines de craintes d'escalade.

Donald Trump a tenté mardi de tempérer les spéculations sur une reprise des bombardements. "Il semble que nous obtenions tout ce que nous voulons", a-t-il déclaré au Financial Times, dans une allusion apparente aux discussions avec les Iraniens.

Le président américain a par ailleurs reconnu auprès du Wall Street Journal (WSJ) que la situation en Iran, et plus précisément la hausse des prix du pétrole plutôt que la guerre elle-même, avait contribué aux mauvais résultats des républicains.

Le vice-président américain JD Vance, possible prétendant à la Maison Blanche en 2028, a lui jugé mercredi que la "guerre était la raison" du passage du contrôle du Congrès dans le camp démocrate.

Pour l'instant, "les deux parties restent loin d'un accord", et Donald Trump "pourrait aussi répondre par une escalade militaire supplémentaire", tempère Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Aux États-Unis, les réserves commerciales de pétrole brut ont de nouveau diminué la semaine dernière, de 900.000 barils, tandis que les stocks de diesel sont au plus bas depuis 2003, selon les données publiées mercredi par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

Le prix du gaz européen a lui aussi nettement reculé ces derniers jours. Le contrat à terme du TTF néerlandais, référence du marché, s'échangeait autour de 86 euros le mégawattheure, après avoir atteint 104,35 euros vendredi.

Outre les espoirs de détente au Moyen-Orient, le marché a été rassuré lundi par le gouvernement allemand, qui a assuré que l'approvisionnement du pays en gaz restait sécurisé pour l'hiver à venir, malgré des niveaux de stockage nettement inférieurs aux objectifs réglementaires.

3 commentaires

  • 12:37

    Enfin une bonne nouvelle. Pourvu que ça continue la baisse.


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