Selon le gouvernement du Yemen, Le "Tihamah", bâtiment battant pavillon tanzanien, a été frappé par "trois missiles balistiques". Les rebelles houthis sont pointés du doigt.
Des navires dans le détroit de Bab el-Mandeb, en juillet 2026 ( AFP / KHALED ZIAD )
Pendant que le détroit d'Ormuz est toujours figé par le conflit entre Etats-Unis et Iran, une autre voie cruciale pour le commerce maritime mondial demeure sous haute tension.
Un petit cargo a été la cible d'une attaque en mer Rouge dans le détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, a annoncé mardi 12 août le gouvernement yéménite, faisant état d'au moins quatre morts.
Les Houthis multiplient les attaques dans cette stratégique voie maritime depuis qu'ils ont annoncé, le mois dernier, un blocus de la flotte saoudienne en mer Rouge, en pleine reprise des hostilités entre les deux camps.
Le ministère des Transports a accusé les Houthis d'avoir frappé le cargo Tihamah de "trois missiles balistiques successifs, alors qu'il franchissait le détroit". L'attaque "contre ce navire transportant des denrées alimentaires a provoqué un incendie, tuant quatre membres d'équipage, dont trois Pakistanais et un Indonésien, et en blessant quatre autres, en plus d'un secouriste", a précisé le ministère.
L'agence maritime britannique UKMTO avait rapporté plus tôt qu'un cargo avait été "touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", selon un communiqué ne précisant pas le nombre de morts et de blessés.
La société de sécurité britannique Vanguard Tech a de son côté fait état d'au moins deux morts, expliquant que la marine yéménite était intervenue "pour porter secours au navire et avait essuyé des tirs". Une source membre des forces gouvernementales yéménites basées dans le port de Mokha a quant à elle annoncé un bilan de cinq morts.
Reliant la Méditerranée via le canal de Suez à l'Océan indien, la mer Rouge est devenue un passage vital pour le transport d'hydrocarbures depuis que le détroit d'Ormuz est verrouillé par l'Iran, de l'autre côté de la péninsule arabique.
L'Arabie saoudite renforce sa défense avec ses alliés régionaux
Les hostilités entre les Houthis et le gouvernement yéménite soutenu par l'Arabie saoudite ont repris le mois dernier, pour la première fois depuis une trêve négociée en 2022, dans une nouvelle étape de l'embrasement régional consécutif à la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran. Outre le blocus maritime, les rebelles ont revendiqué des frappes contre des sites pétroliers dans le royaume saoudien, et au Yémen contre des bases militaires du gouvernement ainsi que contre des troupes et équipements de l'"ennemi saoudien " à Mokha.
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L'attaque intervient quelques jours après l'annonce d'un accord majeur de défense mutuelle entre l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan, dans un contexte de guerre au Moyen-Orient et de pression des groupes soutenus par le régime iranien, dont les Houthis.
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