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Guerre au Moyen-Orient et inflation : "Ce qui nous préoccupe beaucoup plus, ce sont les taux d'intérêt", avertit Patrick Martin
information fournie par Boursorama avec Media Services 24/03/2026 à 11:43

Le patron des patrons a sonné l'alarme face à l'explosion des taux sur le marché des obligations d'Etat, qui va tendre encore davantage le budget du pays.

Patrick Martin, le 27 janvier 2026, à Paris ( AFP / STEPHANE DE SAKUTIN )

Patrick Martin, le 27 janvier 2026, à Paris ( AFP / STEPHANE DE SAKUTIN )

"J'avais pointé du doigt le fait qu'on ne saurait pas faire face à un choc". Interrogé sur les répercussions de la guerre au Moyen-Orient sur l'économie, le président du Medef a estimé qu'il n'y avait "pas de panique" du côté des entreprises, mais une inquiétude de fond liée au rendement des obligations d'Etat et des taux qui mettent le budget français encore plus sous tension.

A l'antenne de BFM Business , Patrick Martin a ainsi pronostiqué mardi 24 mars que la guerre au Moyen-Orient ne provoquerait "pas d'explosion de l'inflation" mais plutôt "une moindre croissance" accompagnée d'une hausse modérée des prix. "Notre pronostic, c'est qu'il n'y aura pas d'explosion de l'inflation mais il y aura une moindre croissance et une inflation qui pourrait être augmentée selon les circonstances de quelques dixièmes de points". "Ce qui nous préoccupe beaucoup plus, ce sont les taux d'intérêt et singulièrement dans le cas de la France", a-t-il ajouté.

"Ce sombre pronostic se concrétise"

Le rendement de la dette française à échéance dix ans se situait lundi en fin de journée à 3,71%. En début de journée, il avait bondi à son plus haut niveau depuis juillet 2009, à 3,81%, peu après l'ouverture de la séance. Avant le début de la guerre en Iran, il évoluait autour de 3,20%. Lors de la discussion du budget 2026, "j'avais pointé du doigt le fait qu'on ne saurait pas faire face à un choc. (...) Il se trouve que ce sombre pronostic se concrétise avec cette crise au Moyen-Orient", affirme-t-il.

Face à la hausse des prix des carburants, le gouvernement a annoncé lundi des mesures de soutien à la trésorerie des secteurs des transports, de la pêche et de l'agriculture, mais sans aide directe à la pompe pour tenir le déficit public à 5% du Produit intérieur brut (PIB). "Si on était au niveau de déficit de l'Italie ou de l'Espagne - je ne parle même pas du Portugal ou de la Grèce qui sont maintenant en excédent budgétaire -, on aurait des marges de manoeuvre de l'ordre de 80-90 milliards d'euros", a-t-il affirmé.

2 commentaires

  • 12:44

    De toute façon l’Amérique n’a gagné aucune guerre en 60 ans, ce sont des lâches qui ne savent que bombarder à distance !!!! Le ouin ouin blondinet se retrouve dans un bourbier !!!!


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