Zone euro: L'inflation s'accélère à +3,8% sur un an en septembre
information fournie par Reuters 02/10/2026 à 12:07

Le logo de la Banque centrale européenne (BCE) est visible devant son siège à Francfort.

L'inflation dans la zone euro ‌s'est accélérée sur un an en septembre, plus que prévu, dépassant l'objectif ​de 2% fixé par la Banque centrale européenne (BCE), selon les données préliminaires publiées vendredi par Eurostat.

L'inflation IPCH dans les 21 pays qui partagent l'euro s'est ​établie à +3,8% le mois dernier, plus qu'anticipé par les économistes interrogés par Reuters (+3,6%), après une lecture ​à 3,2% en août.

L'inflation devrait encore s'accentuer ⁠dans les mois à venir en raison de la flambée des ‌coûts de l'énergie, alors qu'elle a dépassé les attentes sous l'effet des prix des carburants et du gaz naturel, et, ​dans une moindre mesure, ‌des denrées alimentaires.

L'indicateur des prix sous-jacents, qui exclut les coûts ⁠volatils de l'alimentation, l'énergie, l'alcool et le tabac, ressort pour sa part à 2,5% comme anticipé, et après 2,4% en août.

Ces chiffres devraient être ⁠perçus comme mitigés par ‌la BCE. La poursuite de la hausse de l’inflation globale ⁠au-delà de son objectif de 2% est préoccupante et renforcera les ‌appels en faveur de hausses des taux d’intérêt, en plus ⁠des deux mesures prises cet été.

Mais la hausse modérée des ⁠indicateurs sous-jacents indique ‌que les coûts élevés de l’énergie n’ont pas encore généré le type de ​répercussions susceptibles de déclencher une spirale ‌inflationniste.

Cela suggère que la BCE peut s’en tenir à sa réponse "mesurée" en matière de politique monétaire, ​un concept vague que les marchés interprètent comme des hausses de taux espacées dans le temps, coïncidant peut-être avec les projections économiques ⁠trimestrielles.

Les investisseurs tablent sur jusqu’à trois hausses supplémentaires du taux de dépôt de la BCE, actuellement fixé à 2,5%, au cours de l’année à venir. Mais la probabilité d’une intervention ce mois-ci est jugée négligeable et la prochaine hausse n’est pas entièrement anticipée par les marchés avant janvier.

(Rédigé par Etienne ​Breban, avec Balazs Koranyi)