Zone euro: L'inflation ralentit à 2% en décembre et pourrait passer sous ce seuil cette année
information fournie par Reuters 07/01/2026 à 11:49

Des clients dans un hypermarché Carrefour à Paris

L'inflation dans la zone euro a ralenti comme prévu le mois dernier pour revenir exactement au niveau de l'objectif ‍visé par la Banque centrale européenne (BCE), mais elle devrait probablement encore baisser dans les prochains mois, la chute des coûts de l'énergie compensant les pressions persistantes sur les prix ‌intérieurs, montrent les données publiées mercredi par Eurostat.

L'inflation dans les pays partageant l'euro a ralenti à 2,0% en décembre, contre 2,1% le mois précédent, conformément au ​consensus des économistes interrogés par Reuters.

La baisse des coûts de l'énergie a continué ⁠à freiner la croissance globale des prix, compensant ainsi une accélération de l'inflation alimentaire.

L'indicateur des prix sous-jacents, qui exclut les coûts volatils de ⁠l'alimentation et de l'énergie, ‍a également décéléré, passant de 2,4% à 2,3%, en raison d'un ⁠ralentissement modeste de l'inflation des services et des biens industriels.

La croissance des prix a oscillé de part et d'autre de l'objectif de 2% fixé par la BCE pendant ​la majeure partie de 2025 et la banque centrale prévoit qu'elle se maintiendra à ce niveau pendant les années à venir, même si elle devrait pour la majeure partie ⁠de cette année et de l'année prochaine tomber en dessous de cet ​objectif.

Alors que certains responsables de la BCE ont exprimé leur ​inquiétude sur le risque ​d'une inflation anémique permanente, la plupart semblent avoir adopté une position plus sereine, arguant ​que cette baisse est temporaire et principalement ⁠due à la volatilité du marché de l'énergie.

La BCE a indiqué le mois dernier qu'elle n'était pas pressée de modifier davantage sa politique, confirmant ainsi les anticipations du marché selon lesquelles elle maintiendrait son taux de dépôt, actuellement à 2%, tout au long de ‌l'année 2026.

Des chiffres d'une inflation nettement inférieure à 2% pourraient toutefois relancer le débat sur l'assouplissement monétaire, mais seulement s'ils font craindre une insuffisance persistante des mesures, car l'impact de la politique monétaire se mesure sur le long terme.

La prochaine réunion politique monétaire de la BCE est fixée au 5 février.

(Rédigé par Balazs Korany; version française Claude ‌Chendjou, édité par Blandine Hénault)