Zone euro-L'inflation accélère à son plus haut niveau en trois ans en octobre information fournie par Reuters 04/11/2026 à 13:46
L'inflation dans la zone euro s'est accélérée comme prévu sur un an en octobre, restant bien au-dessus de l'objectif de 2% fixé par la Banque centrale européenne (BCE), selon les données préliminaires publiées mercredi par Eurostat.
L'inflation IPCH dans les 21 pays qui partagent l'euro s'est établie à 4% le mois dernier, comme prévu par les économistes interrogés par Reuters, après une lecture à +3,8% en septembre.
L’inflation a rapidement dépassé l’objectif de 2% fixé par la BCE cette année, la guerre menée par les États-Unis en Iran ayant fait grimper les coûts de l’énergie, ce qui s’est répercuté sur les prix à la consommation dans une zone qui importe la grande majorité de son énergie.
L’inflation des services, qui constitue le poste le plus important du panier des prix à la consommation, s’est accélérée, passant de 3,2% à 3,3%, tandis que les prix des biens industriels ont augmenté de 1,2%, contre 1,1% le mois précédent.
L’inflation alimentaire a continué de s’accélérer, les prix des denrées non transformées ayant progressé de 4,6% par rapport à l’année précédente.
L'indicateur des prix sous-jacents, qui exclut les coûts volatils de l'alimentation, l'énergie, l'alcool et le tabac, ressort pour sa part à 2,5%, comme anticipé, et après la même valeur en septembre.
Les chiffres publiés mercredi semblent confirmer que l’inflation énergétique ne génère toujours pas d’effets de second tour, mais ils ne devraient offrir qu’un réconfort limité aux décideurs politiques, selon les analystes.
Le coût élevé de l’énergie, en particulier du diesel et du gaz naturel, se répercute rapidement sur les prix des autres biens et services, provoquant des effets indirects qui ne manqueront pas de perdurer.
Par ailleurs, les faibles niveaux de stockage de gaz naturel créent un risque important de hausse des coûts de chauffage, selon les économistes.
La BCE prévoit désormais que l’inflation se maintiendra au-dessus de 4% pendant une grande partie du premier semestre 2027, avant de redescendre rapidement vers "un peu plus de 2%", lorsque les chiffres élevés de l’année précédente ne pèseront plus sur les données.
(Rédigé par Matthieu Huchet et Balazs Koranyi, édité par Augustin Turpin)