ZFE : les associations de surveillance de l’air plaident pour leur maintien information fournie par Boursorama avec Media Services 22/01/2026 à 13:10
Atmo France, le réseau national de surveillance de la qualité de l'air, alerte sur la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) et leur impact dans la protection de la santé publique.
"Ce choix politique envoie un mauvais signal au moment où la France devrait plutôt renforcer ses leviers d’action pour protéger la santé publique dans le respect du nouveau cadre européen en matière de qualité de l’air", a estimé dans un communiqué publié mercredi 21 janvier la fédération de 19 associations agréées à travers la France.
Des députés et sénateurs ont annoncé avoir trouvé un accord mardi 20 janvier, dans le cadre de la commission mixte paritaire du projet de loi de la simplification de la vie économique, pour la suppression très controversée des ZFE - qui excluent des véhicules anciens et polluants de certains secteurs - intégrée dans un projet de loi de simplification, qui devra encore surmonter un dernier vote à l'issue incertaine dans chaque chambre.
Supprimer les ZFE, un recul pour la qualité de l'air ?
" Avec 40.000 décès prématurés liés à la pollution de l’air, supprimer les ZFE qui permettent la réduction des émissions polluantes routières, sans alternative clairement définie, c’est se priver d’un levier supplémentaire de réductions d’impact sanitaire ", regrette Atmo France.
"Les ZFE contribuent à réduire les émissions de polluants et améliorer la qualité de l'air et ne concernent que les territoires dont les seuils de pollution dépassent les normes réglementaires de la directive européenne" sur le sujet, ajoute-t-elle.
Atmo France souligne par ailleurs que les ZFE ne représentent "pas un outil unique ou exclusif" et que "l’amélioration durable de la qualité de l’air repose sur un ensemble cohérent de leviers en matière de mobilités, urbanisme, chauffage, industrie, accompagnement social, etc".