USA-Trump fustige le communisme lors d'un discours au Mont Rushmore
information fournie par Reuters 04/07/2026 à 14:25

(Actualisé avec appel du Pape)

par Steve Holland

Le président américain Donald Trump a appelé les Américains à protéger les libertés envisagées par les pères fondateurs des Etats-Unis il y a 250 ans contre ce qu'il a décrit comme la menace "communiste" représentée par les démocrates progressistes.

"Nous nous tenons au pied du monument dédié à ces héros, un véritable groupe de personnes extraordinaires, et nous renouvelons notre engagement à être une nation aussi grande, audacieuse, noble et formidable que ces géants américains. Ce n'est pas facile, mais nous y parviendrons", a dit Donald Trump lors d'un discours prononcé au Mont Rushmore.

Le président américain se rendait vendredi à ce sommet du Dakota du Sud où sont sculptés les visages de quatre présidents américains, pour marquer le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance des Etats-Unis.

"On assiste aujourd'hui à une résurgence de la menace communiste sur notre sol, notamment de la part de nouveaux arrivants dans notre pays qui adhèrent à des idées totalement opposées à notre mode de vie et à notre formidable réussite", a-t-il ajouté. "Nous ne laisserons pas cela se produire."

Cela fait maintenant une semaine que Donald Trump tient ce genre de propos sur les avancées des socialistes démocrates, mais c’est vendredi qu’il a présenté son argumentaire le plus incisif et le plus long sur ce thème, alors que les Américains sont aux prises avec une inflation persistante et des prix élevés de l’essence depuis le début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran.

De plus en plus inquiets à l’idée que ce conflit puisse coûter à leur parti le contrôle d’au moins une chambre du Congrès lors des élections de mi-mandat de novembre, les élus républicains se sont emparés d’une récente série de succès remportés par des candidats démocrates de gauche.

LES "NOUVEAUX ARRIVANTS" A NOUVEAU PRIS POUR CIBLE

Trump a déclaré que la menace provenait également des "nouveaux arrivants", liant ainsi sa rhétorique anticommuniste au discours anti-immigrés qu'il avait utilisé avant son élection et qui a toujours fait partie intégrante de la critique du communisme aux États-Unis. Le locataire de la Maison blanche a même estimé vendredi que ces nouveaux arrivants devaient être expulsés.

"Nous sommes déterminés et nous jurons que les citoyens des États-Unis d’Amérique vaincront rapidement le communisme. Nous les renverrons rapidement, et nous continuerons à bâtir notre pays pour qu’il soit plus grand, meilleur et plus fort que jamais. L’Amérique ne sera jamais un pays communiste!", a déclaré Donald Trump, avant de poursuivre sur les élections de mi-mandat.

"Nous ne pouvons perdre les élections de mi-mandat que si nous nous permettons de les perdre."

Donald Trump devait s'exprimer samedi sur le National Mall de Washington avant un immense feu d'artifice, alors qu'une vague de chaleur perturbe les célébrations du 4 juillet dans une grande partie du pays.

Le Pape Léon a marqué de son côté le 250e anniversaire de l'indépendance des Etats-Unis par un appel aux Américains pour qu'ils accueillent et protègent les migrants. Le chef de l'église catholique, en déplacement à Lampedusa, l'île italienne en première ligne dans les migrations à travers la Méditerranée, a envoyé ce message dans une lettre adressée à son pays natal.

"Recevoir (les migrants) avec compassion et générosité n'est pas seulement un acte de charité, mais aussi une reconnaissance de la dignité qui appartient à chaque personne humaine", a-t-il écrit dans sa lettre.

Le Pape avait provoqué la colère de Donald Trump l'an dernier en qualifiant d'inhumaine la politique anti-immigration du président américain. Il a également exhorté samedi le monde à devenir "plus humain" et à aider ceux qui fuient la guerre et la pauvreté.

(Jasper Ward, rédigé par Ann Saphir, avec Joshua McElwee et Danilo Arnone à Lampedusa; version française Camille Raynaud et Gilles Guillaume)