USA-Forte progression des prix à la consommation en mars
information fournie par Reuters 10/04/2026 à 15:56

Les prix à la pompe grimpent alors que la guerre en Iran menace la chaîne d'approvisionnement

(Répétition technique)

Les prix à la ‌consommation aux États-Unis ont connu une nette accélération en mars, en ligne avec les attentes ​dans un contexte de flambée des prix de l'énergie, montrent les données officielles publiées vendredi.

Ils ont augmenté de 0,9% en un mois, après une hausse de 0,3% en février, ce qui ​représente la plus forte augmentation mensuelle depuis juin 2022, lorsque les prix avaient grimpé en flèche à la suite ​de la guerre en Ukraine.

Sur un an, l'inflation ⁠s'accélère de 3,3%, après 2,4% en février, et également en ligne avec les estimations ‌des analystes.

La publication de ces données intervient dans un contexte marqué par la guerre au Moyen-Orient, qui a entraîné une forte hausse des cours ​du pétrole et fait passer ‌le prix moyen de l'essence à la pompe aux Etats-Unis au-dessus ⁠de la barre des 4 dollars le gallon pour la première fois depuis plus de trois ans.

Hors les composantes volatiles que sont l'alimentation et l'énergie, les prix ont augmenté de ⁠2,6% en mars en ‌glissement annuel, soit un peu moins que la progression de 2,7% prévue ⁠par les analystes. Sur une base mensuelle, ils ont augmenté de 0,2%, contre une ‌estimation à +0,3%.

Ces données, qui reflètent l'impact de la guerre mais qui, dans l'ensemble, ⁠correspondent aux prévisions, pourraient apaiser certaines inquiétudes concernant les répercussions inflationnistes ⁠du conflit sur l'économie ‌américaine.

Sur les marchés, les contrats à terme sur les indices de la Bourse de New ​York semblent afficher un certain soulagement après ‌la publication de ces données, indiquant une ouverture en légère hausse pour le Dow Jones, le S&P 500 et ​le Nasdaq.

La remontée de l'inflation a conduit certains économistes à penser que la Réserve fédérale (Fed) ne réduirait pas les coûts d'emprunt cette année.

Cette conviction s'est vue renforcée par ⁠le compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la banque centrale des 17 et 18 mars, qui a révélé qu'un nombre croissant de responsables estimaient que des hausses de taux pourraient s'avérer nécessaires.

Certains économistes estiment toutefois qu'une baisse des taux reste envisageable si la situation sur le marché du travail venait à se détériorer.

(Lucia Mutikani, rédigé par Diana ​Mandiá, édité par Augustin Turpin)