Urgence nationale sur le réseau électrique : Donald Trump interdit l'achat et l'installation de matériel notamment chinois information fournie par Boursorama avec Media Services 27/08/2026 à 10:48
"L'objectif est de protéger le réseau et les systèmes électriques américains", a indiqué la Maison Blanche.
Transformateurs, onduleurs, batteries, logiciels... Donald Trump a décrété mercredi 26 août l'état d'urgence nationale sur le réseau électrique américain, qui interdit l'achat et l'installation d'équipements venus de pays sous embargo américain sur les armes. De fait, seule la Chine est concernée par la mesure.
Le décret, qui ne cite aucun pays, interdit d'acheter ou d'installer ces produits auprès de fournisseurs d'un État sous embargo ou sanctions américaines sur le commerce des armes. Or aucun pays de cette liste n'exporte d'équipements de réseau vers les États-Unis, à l'exception de la Chine. "L'objectif est de protéger le réseau et les systèmes électriques américains", a indiqué la Maison Blanche à l' AFP , sans préciser quels pays seraient désignés. Les règles d'application sont attendues sous 120 jours.
Le procédé n'est pas inédit. Un décret comparable du président Trump en mai 2020 ne nommait aucun pays. L'arrêté d'application, sept mois plus tard, visait explicitement les équipements venus de Chine.
Onduleurs chinois
Sont concernés les transformateurs, les onduleurs, les systèmes de stockage par batteries et les automates industriels, ainsi que les logiciels et accès à distance associés. Le secrétaire à l'Énergie pourra imposer des conditions sur des équipements déjà installés, jusqu'à leur retrait.
Le décret invoque la croissance des centres de données, de l'intelligence artificielle et de la production de défense, qui a accru les besoins en électricité des États-Unis.
Le régulateur américain des télécommunications, la FCC, avait restreint fin juillet l'importation d'onduleurs étrangers , après une décision comparable de la Commission européenne en mai.
Une analyse du département de l'Énergie publiée en janvier avait toutefois conclu, après inspection de 30 onduleurs chinois, à l'absence de preuve définitive de matériel malveillant dissimulé.