Unilever: petite hausse du bénéfice annuel après la séparation des glaces Magnum information fournie par Boursorama avec AFP 12/02/2026 à 10:24
Le géant britannique des produits d'hygiène, cosmétiques et alimentation Unilever a publié jeudi un bénéfice net annuel en petite hausse après avoir scindé en 2025 sa division glaces (Magnum, Cornetto, Ben & Jerry's), mais prévient que les ventes 2026 pâtiront d'un "ralentissement des marchés".
"Nous avons défini des priorités claires" en nous focalisant davantage sur les segments "beauté" et "bien-être et soins de la personne", le haut de gamme et le commerce en ligne, et en "ancrant notre croissance aux États-Unis et en Inde", a résumé dans un communiqué le directeur général Fernando Fernandez.
Son bénéfice net à périmètre constant, c'est-à-dire en ne regardant que le portefeuille de marques qu'il conserve à la fin de l'année, a progressé de 4,6% à 5,7 milliards d'euros, malgré un recul de son chiffre d'affaires de 3,8% à 50,5 milliards d'euros.
Sous la pression d'investisseurs, dont le fonds activiste Trian du milliardaire américain Nelson Peltz, pour améliorer les performances, le groupe a dévoilé en 2024 un plan stratégique pour se focaliser sur 30 marques "motrices".
Le groupe connu pour les savons Dove, les déodorants Axe ou les soupes Knorr, avait alors annoncé la scission de sa division glaces et lancé, pour doper les marges, un plan d'économies prévoyant 7.500 suppressions d'emplois, soit près de 6% des effectifs.
Unilever a finalement bouclé en décembre dernier la scission de la division glaces, sous le nom "The Magnum Ice Cream Company" - celle-ci a publié ses résultats par ailleurs jeudi et fait état d'un bénéfice net part du groupe divisé par deux l'an dernier, à 293 millions d'euros, en raison notamment des coûts de séparation et de restructuration.
Les ventes d'Unilever au quatrième trimestre "ont dépassé les attentes du marché, portées par une croissance impressionnante des volumes", selon Aarin Chiekrie, analyste chez Hargreaves Lansdown.
Avec la séparation de sa division glaces "la saisonnalité des ventes d'Unilever devrait être atténuée à l'avenir. En outre, l'entreprise éliminera un grand nombre de coûts, le groupe n'ayant plus à fabriquer, stocker et transporter des produits dans des congélateurs énergivores", ajoute-t-il.
Si Unilever annonce jeudi un programme de rachat d'actions de 1,5 milliard d'euros, il prévient aussi que la croissance de ses ventes en 2026 "devrait se situer au bas de la fourchette" prévue "reflétant des conditions de marché ralenties".
Le titre du groupe reculait d'environ 3% jeudi matin à la Bourse de Londres.