Une victoire de Trump obligerait l'Europe à repenser son soutien à l'Ukraine, dit Orban
information fournie par Reuters 03/11/2024 à 11:12

L'Europe devra repenser son soutien à l'Ukraine si Donald Trump est élu président des États-Unis, a déclaré dimanche le Premier ministre hongrois Viktor Orban, estimant que le continent "ne pourra pas supporter seul les fardeaux de la guerre".

Viktor Orban s'oppose à l'aide militaire à l'Ukraine et a clairement indiqué qu'il pensait que Donald Trump partageait son point de vue et qu'il négocierait un accord de paix.

Le Premier ministre hongrois soutient l'ancien président républicain des Etats-Unis dans son duel face à la candidate démocrate Kamala Harris lors de l'élection américaine de mardi.

"Nous (en Europe) devons nous rendre compte que s'il y a un président pro-paix en Amérique, ce en quoi je crois (...), si ce que nous attendons se produit et que l'Amérique devient pro-paix, alors l'Europe ne peut pas rester pro-guerre", a déclaré Viktor Orban.

L'Ukraine figurera en bonne place à l'ordre du jour de la réunion des dirigeants européens qui se tiendra à Budapest la semaine prochaine, a-t-il déclaré, en référence à une réunion de la Communauté politique européenne et à une autre, plus informelle.

"L'Europe ne peut pas porter seule le fardeau de [la guerre], et si les Américains passent à la paix, nous devons également nous adapter, et c'est ce dont nous discuterons à Budapest."

L'Europe s'inquiète de l'impact du résultat de l'élection américaine sur la guerre en Ukraine et sur la sécurité du continent.

Viktor Orban a irrité Bruxelles en raison de ses liens étroits avec la Russie et de son opposition à l'aide à l'Ukraine.

Le ministre hongrois des affaires étrangères, Peter Szijjártó, a déclaré en juillet que le gouvernement hongrois voyait en Donald Trump une "chance pour la paix" en Ukraine.

En juillet, Viktor Orban a dit que son équipe aidait les collaborateurs de Donald Trump à élaborer des politiques sur les familles et l'immigration. Jeudi, il a appelé le candidat républicain pour lui souhaiter bonne chance avant l'élection.

(Reportage d'Anita Komuves, version française Benjamin Mallet)