Une semaine sur les marchés : le recap du 6 au 10 juillet information fournie par Boursorama 10/07/2026 à 23:14
Lundi 6 juillet
CAC 40 : -0,33%, à 8.479,87 points
La séance
La Bourse de Paris a fini la première séance de la semaine en petite baisse après une ouverture en hausse. Dans le détail, l'intérêt des investisseurs s'est porté sur les valeurs industrielles comme Stellantis (+1,97% à 5,03 euros), Airbrus Group (+1,58% à 209,40 euros) et Thales (+1,22% à 241,10 euros).
Thales a annoncé un accord pour le rachat du groupe franco-belge Exail Technologies, expert en drones chasseurs de mines et en systèmes de navigation, qui avait été en négociation avec Safran. ArcelorMittal (-2,80% à 56,96 euros) et Pernod Ricard (-2,22% à 62,46 euros) ont encaissé le plus fort mouvement de cession d'actions de la journée.
Outre-Atlantique, les indices ont clôturé en forte hausse. Le Nasdaq a gagné 1,12 % pour atteindre 26 121,16 points, tandis que le Dow Jones a progressé de 0,29 % à 53 055,91 points. Après les hausses de lundi , le S&P 500 affiche une progression d'environ 10% en 2026, maisreste en baisse d'environ 1% par rapport à son plus haut historique atteint le 2 juin. Alors que les entreprises américaines s'apprêtent à publier leurs résultats trimestriels dans les prochains jours, les investisseurs ont des attentes élevées. Selon LSEG I/B/E/S, les analystes s'attendent à ce que les entreprises du S&P 500 enregistrent une hausse globale de leurs bénéfices de 24% en glissement annuel au deuxième trimestre. Les bénéfices du secteur technologique devraient bondir d'environ 65%. Le volume des échanges sur les places boursières américaines a été relativement faible, avec 16,8 milliards d'actions échangées, contre une moyenne de 23,4 milliards d'actions au cours des 20 séances précédentes.
Valeur en vue
Broadcom a finit la séance en progression de 3,73%. Le titre du fabricant de puces a profité en Bourse de l'annonce de son extension de partenariat avec Apple AAPL.O jusqu'en 2031 afin de développer et de fournir des puces sur mesure. L'entreprise fournit des puces de radiofréquence, Wi-Fi, Bluetooth et autres puces réseau au géant de Cupertino. Selon les analystes, Apple représente environ 20% du chiffre d'affaires annuel de Broadcom. En tenant compte des gains enregistrés lors de cette séance, l'action affiche une hausse de 8% depuis le début de l'année
Mardi 7 juillet
CAC 40 : -0,51% à 8.436,24 points et 3,8 milliards d'euros échangés
La séance
La baisse se poursuit à Paris, avec le regain d'inquiétudes autour de la tech. Les deux spécialistes des semi-conducteurs STMicroelectronics (-7,99% à 58,30 euros) et Soitec (-17,09% à 98,16 euros), ont perdu pied. L'élément déclencheur a été cette fois-ci la publication des résultats préliminaires du géant Samsung Electronics, qui ont échoué à rassurer, en dépit de performances spectaculaires. Le titre de l'entreprise a chuté à Séoul (-6,92%).
La tension est présente aussi outre-Atlantique : le Dow Jones a cédé 0,25% et l'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,45%.
Mais les pertes ont été plus marquées du côté du Nasdaq, l'indice rassemblant les grands noms technologiques ayant perdu 1,16%. Il a notamment pâti du fort recul d'AMD (-6,51%), Micron (-4,71%) et Intel (-9,66%). Les inquiétudes ne sont pas nouvelles, et le secteur a déjà subi plusieurs cahots, sans remettre en question sa trajectoire haussière considérable.
Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt américain à échéance dix ans se tendait à 4,55% vers 20H25 GMT, contre 4,47% à la clôture la veille.
Valeur en vue
Moins d'un mois après sa retentissante entrée à Wall Street, SpaceX rejoint mardi l'indice boursier phare Nasdaq 100 et s'invite par la même occasion au portefeuille de millions d'Américains. Au mois de mai, la Bourse électronique éponyme new-yorkaise, où est cotée SpaceX depuis le 12 juin, a modifié ses règles, permettant aux très grosses capitalisations d'intégrer l'indice au terme de seulement 15 séances, contre trois mois auparavant. Une évolution qui renforce la demande pour les titres SpaceX, relèvent les experts.
Selon les données du Nasdaq, les fonds d'investissement répliquant le Nasdaq 100 pèsent aujourd'hui plus de 1.400 milliards de dollars. Ils ont été contraints de faire place au nouveau venu.
Mercredi 8 juillet
CAC 40 : -2,18% à 8.252,68 points et 4,9 milliards d'euros échangés
La séance
Non seulement le CAC 40 signe un 3e repli d'affilée mais, en plus, celui-ci est d'ampleur ! Le mouvement est général en Europe alors que les hostilités ont repris entre les Etats-Unis et l'Iran. La réaction des marchés pétroliers a été immédiate, les cours flambant de plus de 7%.
Les valeurs bancaires ont ainsi terminé en nette baisse, soumises à une forte pression vendeuse : la remontée des prix du pétrole ravive les craintes inflationnistes. Les banques centrales seraient moins enclines à diminuer leurs taux, alors que des taux durablement élevés renchérissent le crédit immobilier. Société Générale a lâché 5,79% à 71,30 euros, Crédit Agricole a perdu 2,27% à 17,20 euros et BNP Paribas 3,45% à 98,27 euros. Les constructeurs et équipementiers automobiles ont aussi terminé en forte baisse: Stellantis -5,85% à 4,69 euros, Renault -4,14% à 25,24 euros et Valeo -5,54% à 12,18 euros.
Même constat pour les industriels, plombés par la flambée des prix du brut, l'énergie restant un important poste de dépenses pour le secteur. Saint-Gobain a reculé de 4,43% à 75 euros et ArcelorMittal de 4,49% à 53,60 euros. A l'inverse, TotalEnergies profite de l'envolée des prix du brut, terminant en hausse de 2,32% à 69,35 euros.
La Bourse de New York a, elle, fini en ordre dispersé : L'indice Dow Jones .DJI a cédé 1,09% à 52.348,39 points, le S&P 500 .SPX a perdu 0,28% à 7.482,71 points. Mais le Nasdaq Composite .IXIC a avancé lui de 0,20% à 25.870,65 points. S'exprimant lors du sommet de l'Otan en Turquie, quelques heures après que l'armée américaine a effectué des frappes en Iran, Donald Trump a dit ne plus être intéressé par des négociations de paix avec Téhéran, jetant une ombre supplémentaire sur le protocole d'accord signé en juin. Il a prévenu également que les Etats-Unis allaient procéder à des frappes supplémentaires, avec pour effet de plonger dans le doute des investisseurs contraints depuis plusieurs mois de jongler entre les commentaires optimistes et les menaces du président américain à propos de l'Iran.
Dans le sillage de ces commentaires, le prix du Brent LCOc1 a fini en hausse de 5,2%.
Valeurs en vue
Broadcom a grimpé de près de 5%. La raison ? Apple AAPL.O prévoit de dépenser plus de 30 milliards de dollars dans le cadre d'un accord pluriannuel d'approvisionnement en puces avec le groupe, renforçant ainsi son approvisionnement aux États-Unis alors que l'administration Trump s'efforce de développer la fabrication nationale de puces. Apple a déclaré que cet accord, conclu en début de semaine et valable jusqu'en 2031, porte sur des filtres FBAR – c'est-à-dire des puces radiofréquences utilisées pour la connectivité sans fil de ses appareils – qu'elle développait avec Broadcom depuis au moins 2023. Dans le cadre de cet accord, Broadcom investira 1,5 milliard de dollars pour agrandir son usine de Fort Collins, dans le Colorado. Selon Apple, cela permettra de produire au moins 15 milliards de puces et soutiendra ses efforts, menés en collaboration avec l'administration Trump, pour s'approvisionner davantage en composants sur le marché américain.
En août 2025, Apple a porté son engagement d'investissement aux États-Unis à 600 milliards de dollars sur quatre ans, ajoutant 100 milliards de dollars à un plan de dépenses annoncé précédemment.
Jeudi 9 juillet
CAC 40 : +0,9%, à 8.326,62 points et 3,5 milliards d'euros échangés.
La séance
La Bourse de Paris a rebondi, portée par les composants électroniques et une accalmie sur le marché du pétrole, après le décrochage de la veille lié à la reprise des hostilités entre Washington et Téhéran. Le baril de Brent cédait ainsi 1,26% vers 17h50 à 77,04 dollars, et son équivalent américain, le WTI, perdait 1,52% à 72,40 dollars.
L'entrée à Wall Street du géant sud-coréen des puces SK hynix, prévue vendredi, suscite également l'enthousiasme pour ces entreprises. Le groupe espère lever environ 28 milliards de dollars, en mettant en vente l'équivalent de 17 millions d'actions. A Paris, les deux champions français des semi-conducteurs ont profité de ce rebond (STMicroelectronics +7,15% à 62,65 euros et Soitec +5,86% à 104,10 euros).
Vendredi 10 juillet
CAC 40 : +0,15%, à 8.338,97 points et 2,9 milliards d'euros échangés
La séance
Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé, les investisseurs s'interrogeant sur les derniers développements sur le Moyen-Orient, tandis que la cotation américaine de SK Hynix vient rassurer les craintes liées à l'IA.
À Paris, le CAC 40 a gagné 0,15% à 8.338,97 points. À Francfort, le Dax a cédé 0,20% et à Londres, le FTSE 100 a pris 0,24%. L'indice EuroStoxx 50 a reculé de 0,23%, tandis que le FTSEurofirst 300 a avancé de 0,02% et le Stoxx 600 de 0,04%. Sur la semaine, le Stoxx 600 a abandonné 1,90% et le CAC 40 a perdu 2,25%
Les trois principaux indices américains ont terminé la journée en hausse vendredi: le Dow Jones Industrial Average .DJI a progressé de 0,29 %, le S&P 500 .SPX de 0,42 % et le Nasdaq Composite .IXIC de 0,29 %.
L'indice MSCI, qui recense les actions du monde entier affichait en fin de séance une hausse de 0,4 %. Alors que la reprise des attaques réciproques a encore érodé le fragile cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, en vigueur depuis trois semaines, les marchés ont globalement pris les événements au Moyen-Orient avec sérénité, même si les investisseurs continuent de surveiller de près les cours du pétrole et le risque d'inflation qui pourrait en découler.
Le rendement des obligations américaines de référence à 10 ans US10YT=RR a augmenté de 2,22 points de base pour s'établir à 4,561 %.
Valeur en vue
Le fabricant sud-coréen de puces SK Hynix a fait une entrée fracassante sur les marchés américains vendredi, ses actions cotées aux États-Unis ayant bondi de 14 % lors de leurs débuts au Nasdaq, après que l'entreprise eut levé environ 26,5 milliards de dollars, ce qui témoigne d'un fort engouement des investisseurs pour s'exposer à la chaîne d'approvisionnement de l'IA. Cette introduction en bourse spectaculaire, qui permettra de financer de nouvelles usines et de nouveaux équipements afin de répondre à la demande croissante de puces d'IA, devrait constituer la deuxième plus grande levée de fonds au monde après l'introduction en bourse record de SpaceX SPCX.O le mois dernier.
Laurent Grassin, avec Reuters, AFP et ZoneBourse