Une "étape historique" pour le Venezuela : Caracas annonce un accord avec l'américain General Electric pour rénover son réseau électrique vétuste information fournie par Boursorama avec Media Services 16/06/2026 à 09:07
Le pays a entrepris une profonde restructuration, notamment dans le secteur énergétique, depuis la capture en janvier du dirigeant Nicolas Maduro par les Etats-Unis.
Par la voix de sa présidente par intérim Delcy Rodriguez, le Venezuela a annoncé lundi 15 juin la signature d'un accord avec le géant américain General Electric pour remettre en état son réseau électrique vétuste. Ce partenariat doit permettre de "récupérer 1.000 mégawatts sur les 24 premiers mois, et plus de 5.000 mégawatts au total en quatre ans", a indiqué Mme Rodriguez lors d'une cérémonie au palais présidentiel.
"Actuellement, nous produisons 12.000 mégawatts et en consommons 14.000" par jour, a précisé à l'AFP le député d'opposition Ezio Angelini, ajoutant qu'avant l'arrivée au pouvoir du chavisme, le Venezuela en produisait 20.000. Le 7 mai, la consommation électrique a atteint son plus haut en neuf ans, avec 15.579 mégawatts, selon le gouvernement.
Depuis la capture spectaculaire de son homme fort Nicolas Maduro par les forces spéciales américaines, le Venezuela est lancé dans une grande restructuration de son secteur énergétique. Les experts préviennent toutefois que pour relancer son activité principale, à savoir l'industrie pétrolière, il sera nécessaire de remettre à niveau le réseau électrique.
Une histoire de nationalisations
"C'est une étape historique", s'est félicitée Delcy Rodriguez. Pendant six semaines, General Electric a effectué une analyse "très précise, très minutieuse, du système électrique national, tant au niveau de sa génération hydrique que thermique".
La majeure partie du pays souffre de coupures d'électricité quotidiennes, qui peuvent durer 10 heures. La capitale Caracas, longtemps épargnée, est aussi touchée dernièrement. La nationalisation du secteur par le pouvoir chaviste en 2007 avait écarté 14 entreprises, dont certaines opéraient avec du capital étranger. Le Parlement a lancé les travaux au début du mois en vue d'une réforme pour rouvrir la porte aux acteurs privés.