Un scrutin serré lors des élections législatives en Nouvelle-Zélande
information fournie par Reuters 07/11/2026 à 09:25

par Lucy Craymer et Alasdair Pal

- Le Parti national au pouvoir en Nouvelle-Zélande est donné au coude-à-coude avec le Parti travailliste alors que le dépouillement des élections législatives a commencé samedi.

Les premières estimations publiées par la commission électorale montrent qu'avec 27,4% des votes dépouillés, les deux partis récoltent respectivement un peu moins de 30% des suffrages et sont séparés de quelques milliers de votes seulement.

Selon une projection de la commission électorale, la coalition de droite sortante dominée par le Parti national du Premier ministre conservateur Christopher Luxon bénéficierait d'une majorité avec un siège d'avance, à l'occasion d'une campagne électorale dominée par la hausse du coût de la vie et la défiance envers les deux partis traditionnels.

"Je pense qu'il va falloir du temps pour que tout cela devienne clair", a déclaré David Seymour, membre de ACT, parti de la coalition au pouvoir, interrogé sur leurs chances de se maintenir au pouvoir face au bloc de gauche de l'ex-chef de gouvernement travailliste Chris Hipkins.

Le scrutin s'annonce serré et aucun gouvernement ne pourrait être formé avant la publication des résultats officiels des législatives le 27 novembre.

En 2023, il avait fallu 41 jours au Parti national, à ACT New Zealand et à Nouvelle-Zélande d'abord pour se mettre d'accord. Les trois partis ont déclaré durant la campagne qu'ils étaient disposés à travailler de nouveau ensemble.

A gauche, le Parti travailliste, le Parti vert et Te Pati Maori, parti de centre-gauche qui défend les droits de la communauté maorie, songent aussi à une coalition.

Une formation centriste fondée en 2016, le Parti des opportunités (TOP), pourrait jouer les arbitres pour la première fois de son histoire en dépassant le seuil des 5% de voix nécessaire à l'entrée au Parlement, selon les projections.

La complexité du mode de scrutin néo-zélandais pour l'élection des 120 députés de la Chambre des représentants, un vote à la représentation proportionnelle mixte en vigueur depuis 1996, impose de facto la formation de coalitions gouvernementales qui peut prendre des semaines.

Chaque électeur dispose de deux voix : une pour désigner les représentants des 71 circonscriptions électorales au scrutin uninominal majoritaire à un tour (vote de circonscription), et l'autre pour les 49 restants élus selon un scrutin proportionnel de liste, soumise par chaque parti à l'échelle nationale (vote de parti).

(Version française Zhifan Liu)