Un milliardaire canadien achète près de 27% de The Economist information fournie par Boursorama avec AFP 17/03/2026 à 17:31
La holding familiale du milliardaire canadien Stephen Smith a annoncé mardi l'achat à la famille Rothschild de sa part de 26,9% dans The Economist Group, qui publie le célèbre magazine du même nom fondé en 1843.
"Stephen Smith, ainsi que sa société holding familiale Smith Financial, ont conclu un accord en vue d'acquérir une participation minoritaire de 26,9% dans The Economist Group", a indiqué l'entreprise canadienne dans un court communiqué transmis à l'AFP.
L'acquisition a lieu auprès de "Lady Lynn Forester de Rothschild, sa famille et sa fondation familiale", poursuit le communiqué. Le montant de la vente n'est pas précisé.
M. Smith, magnat des services financiers, notamment des prêts immobiliers, soutient "la longue tradition d'indépendance éditoriale rigoureuse de The Economist et permettra à la stratégie et aux opérations (du magazine, NDLR) de se poursuivre sans changement", assure-t-il.
Les actionnaires de The Economist comptent historiquement dans leurs rangs de grands noms du monde des affaires britannique, tels que les Sainsbury, Cadbury et Schroder.
En 2015, Exor, holding de la famille italienne Agnelli, avait porté sa participation à 43,4% du capital après avoir acheté des parts à l'éditeur britannique Pearson. De nombreux employés du groupe détiennent également des actions.
Pour autant, "la constitution de l'entreprise ne permet à aucun individu ou groupe d'acquérir une participation majoritaire, et aucun actionnaire ne peut exercer plus de 20% des droits de vote", précise The Economist sur son site internet.
The Economist avait été fondé en 1843 par James Wilson, un fabricant de chapeaux écossais soucieux de faire avancer la cause du libre commerce face aux Corn Laws, lois protectionnistes dans le domaine de l'agriculture.
Publié chaque semaine, le magazine compte près de 1,26 million d'abonnés. Lors de son dernier exercice annuel, achevé fin mars 2025, il avait réalisé 40% de son chiffre d'affaires en Amérique du Nord, le double de ses revenus tirés du Royaume-Uni.
Son bénéfice net annuel avait progressé de près de 9% sur cette période, à 37,1 millions de livres (43 millions d'euros).