Un groupe militant nord-irlandais va cibler les domiciles de policiers - journal information fournie par Reuters 28/04/2026 à 15:38
(Répétition avec rajout d'un mot omis au paragraphe 5)
Le Nouvel IRA (New IRA) a déclaré qu'il viserait les domiciles des policiers avec des bombes après avoir revendiqué avoir piégé la voiture qui a explosé samedi devant un commissariat de police à Belfast, rapporte mardi l'Irish News, citant le groupe militant nationaliste dissident.
Le Nouvel IRA fait partie d'un petit nombre de groupes militants actifs opposés à l'accord de paix signé le 10 avril 1998 par les principales forces politiques de l'Irlande du Nord, y compris l'IRA provisoire, mettant fin à 30 années de "troubles" dans la région, qui ont fait près de 3.500 morts.
Les groupes dissidents rejettent les compromis politiques au coeur de cet accord, dit "Accord du Vendredi saint", selon lesquels l'Irlande du Nord restera partie intégrante du Royaume-Uni à moins qu'une majorité de la région ne vote par référendum en faveur de l'union avec l'Irlande.
Personne n'a été blessé dans l'explosion de samedi, qui est la dernière tentative en date de groupes militants à l'encontre de policiers.
La police nord-irlandaise a déclaré mardi qu'un homme de 66 ans avait été arrêté à la suite de l'attaque de samedi, ajoutant que des perquisitions étaient en cours autour de Belfast.
Prendre pour cible des policiers à leur domicile constituerait une escalade de ces attaques. Le dernier policier à avoir été tué en Irlande du Nord, l'agent Ronan Kerr, est décédé lorsqu'une bombe a explosé sous sa voiture devant son domicile il y a 15 ans.
Cet attentat avait à l'époque été revendiqué par un autre mouvement nationaliste dissident, composé d'anciens membres de l'IRA provisoire.
"Si les forces de l'ordre continuent de harceler le peuple républicain, nous avons l'intention de les faire exploser (les policiers) chez eux, sans avertissement", déclare le Nouvel IRA dans le communiqué publié par l'Irish Times.
Cette organisation revendique généralement la responsabilité de ses attentats dans des communiqués codés, adressés aux journaux locaux
(Amanda Ferguson, version française Benoit Van Overstraeten, édité par Augustin Turpin)