Trump va abroger le fondement des règlementations climatiques américaines information fournie par AFP 10/02/2026 à 20:26
Donald Trump va abroger jeudi un texte datant de Barack Obama et servant de fondement à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre aux Etats-Unis, a annoncé mardi sa porte-parole Karoline Leavitt.
Le président américain va "officialiser l'abrogation" de ce texte datant de 2009 et appelé constat de mise en danger ("Endangerment finding"), a-t-elle déclaré à la presse.
Vivement dénoncé par des scientifiques et défenseurs de l'environnement, un tel revirement portera un coup majeur à l'action climatique des Etats-Unis, premier contributeur historique d'émissions réchauffant la planète.
Mais cette abrogation sera à coup sûr contestée devant la justice et pourrait remonter jusqu'à la Cour suprême. "Nous les verrons au tribunal", promettait ainsi récemment Manish Bapna, président de l'organisation environnementale NRDC.
Adopté sous la présidence de l'ancien président démocrate Barack Obama, le texte visé stipule que six gaz à effet de serre sont dangereux pour la santé publique et tombent donc dans le périmètre des polluants réglementés par l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA).
Son adoption avait ouvert la voie à de nombreuses réglementations fédérales visant à limiter les rejets de ces gaz réchauffant l'atmosphère (CO2, méthane...), à commencer par les camions et les voitures, qui rejettent du dioxyde de carbone en brûlant de l'essence.
Son abrogation s'accompagnerait d'une fin immédiate de ces normes relatives aux rejets des véhicules et mettrait en péril une série d'autres réglementations, notamment concernant les centrales électriques.
Il s'agira du "plus grand acte de déréglementation de l'histoire des Etats-Unis", avait assuré lundi au Wall Street Journal le patron de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), Lee Zeldin, à l'origine de cet effort.
L'administration de Donald Trump, qui soutient vivement le pétrole et le charbon, cherchait depuis plusieurs mois à renverser cette décision et les règlementations qui en découlent.
En minimisant le rôle des activités humaines dans le changement climatique et en soutenant que les gaz à effet de serre ne devraient pas être traités comme des polluants au sens traditionnel car leurs effets sur la santé humaine sont indirects et mondiaux plutôt que locaux, le gouvernement américain insistait sur le fait qu'une telle abrogation entraînerait une baisse du coût des voitures.