Trump a inauguré son "Conseil de paix" et appelé la Russie à mettre fin à la guerre en Ukraine
information fournie par AFP 22/01/2026 à 17:49

Le président américain Donald Trump montre la charte fondatrice signée lors de la réunion du "Conseil de la paix" pendant la réunion du Forum économique mondial (WEF) à Davos, le 22 janvier 2026 en Suisse ( AFP / Fabrice COFFRINI )

Donald Trump a inauguré jeudi à Davos son nouveau "Conseil de paix", en présence d'une vingtaine de dirigeants de pays ayant rallié cette instance placée sous sa coupe, avant d'appeler la Russie à mettre fin au conflit en Ukraine à l'issue d'une rencontre avec Volodymyr Zelensky.

"La guerre doit prendre fin", a lancé en marge du Forum économique mondial le président américain à des journalistes, qui l'interrogeaient sur le message qu'il voulait faire passer à son homologue russe Vladimir Poutine.

Le chef de l'Etat ukrainien a de son côté annoncé être parvenu à un accord avec Donald Trump sur les garanties de sécurité et que les documents en vue d'arrêter les hostilités déclenchées par l'invasion de l'Ukraine en février 2022 étaient "presque prêts", tout en évoquant, sans autres précisions, des discussions "trilatérales" Ukraine/Etats-Unis/Russie devant se dérouler cette semaine aux Emirats arabes unis.

Mais "tout tourne autour de la partie orientale de notre pays. Tout tourne autour des territoires. C'est le problème que nous n'avons pas encore résolu", a reconnu M. Zelensky.

S'autoproclamant faiseur de paix, Donald Trump, qui a quitté en fin d'après-midi la Suisse, a dans la matinée signé la charte fondatrice de son "Conseil de paix", qu'il va présider et censé œuvrer au règlement des conflits dans le monde, "en coordination", a-t-il promis, avec les Nations unies.

- Fidèles alliés -

Dans le parterre de dirigeants invités ayant accepté de s'y joindre se trouvaient certains de ses très fidèles alliés, tels le président argentin Javier Milei et le Premier ministre hongrois Viktor Orban.

Le Maroc, la Turquie ou l'Indonésie faisaient aussi partie de la vingtaine de signataires.

Photo provenant du compte X de Volodymyr Zelensky, du 22 janvier 2026, montrant le président ukrainien Volodymyr Zelensky (g) et le président américain Donald Trump se serrant la main lors de leur rencontre bilatérale en marge du Forum économique mondial (FEM) à Davos, en Suisse ( X account of Volodymyr Zelensky / Handout )

Sur une cinquantaine d'invitations envoyées, environ 35 dirigeants ont déjà répondu "oui", avait fait savoir mercredi un haut responsable américain.

La France avait déjà dit "non" et le Royaume Uni, un allié clé des Etats-Unis, a refusé jeudi de signer.

Mais de nombreux Etats du Moyen-Orient sont partants, dont l'Arabie saoudite et le Qatar.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban (g) tient la charte fondatrice aux côtés du président américain Donald Trump lors de la réunion du "Conseil de la paix" au Forum économique mondial (WEF) à Davos, le 22 janvier 2026 en Suisse ( AFP / Fabrice COFFRINI )

Donald Trump a par ailleurs déclaré que Vladimir Poutine avait accepté l'invitation, que Moscou a seulement dit "étudier".

Le ticket d'entrée dans le Conseil est d'un milliard de dollars pour un siège permanent.

- Appel au Hamas -

Concernant le Hamas, ses membres "doivent déposer les armes et, s'ils ne le font pas, ce sera leur fin", a mis en garde M. Trump dans un bref discours à l'occasion de cette cérémonie.

Première annonce du "Conseil", dont Israël a accepté de faire partie : le point de passage de Rafah entre l'Egypte et la bande de Gaza rouvrira "dans les deux sens" la semaine prochaine, a déclaré l'administrateur de ce territoire palestinien nouvellement nommé par cette alliance, Ali Shaath.

Le président américain a profité de l'occasion pour parler de son plan de "Nouveau Gaza", comprenant la construction d'un complexe luxueux sur sa façade maritime, et affirmer que l'Iran souhaitait entamer des discussions avec les Etats-Unis.

A propos du Groenland, après des semaines de déclarations agressives, il a subitement annoncé mercredi soir "le cadre d'un futur accord" avec le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte et levé ses menaces douanières autant que militaires.

Il y a "encore beaucoup de travail à faire" pour parvenir à un arrangement sur ce territoire autonome danois, a cependant confié à l'AFP M. Rutte, qui, a rappelé Copenhague, ne peut pas négocier de manière unilatérale sur ce dossier.

Le président américain Donald Trump (d) et le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, lors d'une rencontre en marge du Forum économique mondial (WEF) à Davos, le 21 janvier 2026 en Suisse ( AFP / Mandel NGAN )

Le Groenland veut pour sa part "continuer un dialogue pacifique", dans le respect de son droit à l'autodétermination et de son intégrité territoriale, et personne hormis cette île et le Danemark n'est habilité à conclure des accords sur son avenir, a averti son Premier ministre Jens-Frederik Nielsen.

Dans ce contexte, Donald Trump a agité jeudi le spectre de "grosses représailles" si les Etats européens commençaient à vendre des titres de dette américaine ou des actions dans le but de faire pression sur Washington.