Trois Palestiniens tués par Israël dans la bande de Gaza
information fournie par Reuters 19/09/2026 à 17:06

Au moins trois Palestiniens ont été tués samedi dans la bande de Gaza par des frappes israéliennes, rapportent les autorités de santé locales.

Une frappe près du camp de réfugiés de Jabalia, dans le nord de la ville de Gaza, a coûté la vie à Basir al Bourch, fils de Mounir al Bourch, directeur général du ministère de la Santé du territoire, ont déclaré des médecins et des membres de sa famille.

L'armée israélienne a dit avoir pris pour cible des activistes armés, dont Basir al Bourch, sans fournir davantage de précisions.

Dans une vidéo obtenue par Reuters, on voit Mounir al Bourch porter le corps de son fils, enveloppé dans une couverture, avec d'autres personnes en deuil, alors qu'il est transporté d'urgence à l'hôpital Al-Shifa en ambulance.

"J'étais avec lui dans la tente, et il m'a dit : "Papa, ils vont nous prendre pour cible, toi et moi ensemble." J'ai répondu : "Très bien, nous irons au paradis ensemble" », a déclaré Mounir al Bourch dans la vidéo.

"Il est sorti de la tente, ils l'ont frappé et il est mort en martyr, que Dieu ait pitié de lui", a-t-il ajouté.

Selon des membres de sa famille et des médecins, Mounir al Bourch a déjà perdu une fille lors d'une frappe aérienne israélienne en décembre 2023.

Un homme a également été tué samedi à Chejaia, à l'est de la ville de Gaza, tandis qu'une personne - un combattant du Hamas selon Israël - a péri dans la destruction d'un véhicule dans le quartier de Sheikh Radwan, à Gaza même, ont indiqué secouristes et médecins.

Plus de 1.300 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués à Gaza depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas en octobre 2025, selon les autorités de santé du territoire. Quatre soldats israéliens ont été tués durant la même période selon Tsahal.

Avant la trêve, la guerre lancée par Israël contre les groupes armés palestiniens dans le territoire après les raids menés par le Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui ont fait quelque 1.200 morts, a coûté la vie à plus de 73.000 personnes dont de nombreux civils, selon les autorités de santé de l'enclave, des chiffres jugés fiables par les Nations unies.

(Nidal al Mughrabi, Jean-Stéphane Brosse pour la version française)