Trois ans de vie en plus grâce au footing
information fournie par Boursorama avec LabSense 13/06/2017 à 07:25

Selon deux études menées à plusieurs années d'écart, le footing permettrait d’augmenter l’espérance de vie de trois années. Tout en faisant drastiquement chuter le taux de mortalité prématurée.

Trois ans de vie en plus grâce au footing

Courir deux heures par semaine

Trois ans de vie en plus : voilà ce que nous promet l'étude réalisée auprès de plus de 55 000 adultes par les chercheurs de l’Iowa State University aux Etats-Unis. Et pour cela, il faut juste s'astreindre à courir quelques heures par semaine, idéalement deux heures. Si on change d’échelle temporelle cela revient à pratiquer le running environ six mois sur quarante ans. Cette étude a été accueillie avec le plus grand sérieux puisqu'elle a été officiellement publiée dans la revue de référence "Progress in Cardiovascular disease" et relayée dans les colonnes du New York Time.
L'autre enseignement qu’elle apporte concerne la nature de la course à pieds. Il s’agirait bien du meilleur sport qui soit pour augmenter l’espérance de vie, ses bénéfices sur la santé cardiovasculaire étant jugés supérieurs à ceux de la natation ou du cyclisme. Les chercheurs américains précisent cependant qu'il ne s'agit pas d'un "cumul infini" puisque ces trois années représentent par ailleurs un plafond qu'on ne peut dépasser.

Le risque de mort prématurée abaissé de 40%

En 2014 déjà, un groupe de chercheurs danois s'était penché sur la question en analysant les données de plus de 5 000 adultes. Le premier enseignement qui en avait été tiré démontrait que le taux de mortalité brutale diminuait de l'ordre de 40% chez les personnes courant aux alentours de deux heures par semaine. Des résultats tangibles "même dans le cas d'un fumeur, d'un gros consommateur d'alcool, ou de problèmes de santé comme l'hypertension et l'obésité".
L'étude danoise mettait également en évidence que la pratique modérée du running est finalement la plus bénéfique. Car les participants qui courraient le plus ont présenté au bout de douze années le même risque de mort prématurée que les plus sédentaires. Au contraire, les joggeurs plus modérés, soit ceux qui couraient entre une heure et deux heures et demi par semaine, sont ceux qui affichaient le taux de mortalité le plus faible après plus de dix années de pratique.
La corrélation entre l'intensité du sport et le bénéfice sur la santé avait déjà été soulignée par un groupe de chercheurs suédois en 2012. Leur conclusion était très claire puisque le Dr Schnohr expliquait alors que si "votre but est de réduire le risque de mortalité et d'allonger votre espérance de vie, faire du jogging deux ou trois fois par semaine à un rythme modéré est la bonne stratégie... en faire plus pourrait être néfaste." Toutefois, courir rallonge bien l'espérance de vie, le même Dr Schnohr avançait que "Nous pouvons dire avec certitude que la pratique régulière du jogging augmente la longévité".