"Transparence" de Parcoursup : le ministre de l'Enseignement supérieur prêt à des "évolutions profondes" et rapides information fournie par Boursorama avec Media Services 20/10/2026 à 10:44
Le ministre Philippe Baptiste regrette en revanche la "démagogie chimiquement pure" des appels à la suppression pure et simple de la plateforme d'orientation post-bac.
Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, s'est dit prêt mardi 20 octobre à "des évolutions profondes" de Parcoursup même s'il n'est "pas question d'abolir" la plateforme d'orientation dans le supérieur. "Je suis vraiment prêt à ce qu'il y ait des évolutions profondes dans le fonctionnement de cette plateforme, aussi bien en termes de lisibilité des offres" que de "transparence", a-t-il affirmé sur France Info TV .
Il a distingué "des choses qui pourraient être faites très rapidement, dans les semaines ou dans les mois qui viennent", de ce qui relève du "plus long terme", à savoir "la manière dont l'orientation se travaille au lycée, la question du contrôle continu". Mais "il n'est pas question aujourd'hui d'abolir, de supprimer cette plateforme Parcoursup", a-t-il martelé, ne déviant pas de sa position, alors que la suppression de Parcoursup est l'un des principales revendications des lycéens appelés, avec les étudiants, à manifester à nouveau samedi.
"On peut changer l'outil, le modifier. Mais les politiques qui aujourd'hui disent 'les amis, on va supprimer Parcoursup et vous verrez, la vie sera magnifique', c'est quand même de la démagogie chimiquement pure" et "c'est vraiment prendre les lycéens pour des imbéciles". La suppression de la plateforme a été notamment plaidée par Jean-Luc Mélenchon, le chef de file insoumis déclarant dans un discours que "Parcoursup doit être absoli".
Plus de 90% de lycéens ont reçu une proposition
Le ministre de l'Enseignement supérieur a par aileurs souligné qu'"il n'y a aucun pays qui n'a pas une plateforme identique". "On aura un peu plus d'un million de jeunes qui vont chercher une place dans le supérieur. Ma responsabilité en tant que ministre, c'est de leur trouver une place", a-t-il affirmé.
Plus de 90% des lycéens ayant formulé des voeux de poursuite d'études sur la plateforme Parcoursup ont reçu au moins une proposition d'admission, a indiqué lundi le gouvernement, qui a mis en place une "concertation flash" avec des organisations lycéennes afin de modifier le fonctionnement actuel.
Au cours de la campagne d'admission de Parcoursup, "603.910 lycéens (soit 91,5% des lycéens ayant formulé des vœux) ont reçu au moins une proposition d’admission", soulignent dans un communiqué les ministères de l'Enseignement supérieur et de l'Education nationale.
En outre, "72% des lycéens expriment leur satisfaction à l’égard des formations dans lesquelles ils ont été acceptés", poursuivent les ministères, s'appuyant sur un sondage CSA, alors que la phase complémentaire d'admission s'est terminée le 10 septembre. Néanmoins, "un peu plus de 32.000 candidats" qui n'avaient pas reçu de proposition d'admission à l'issue de la phase principale, mi-juillet, "ont saisi durant l’été" des commissions d’accès à l’enseignement supérieur (CAES), censées les aider à trouver une formation.