Trajectoire budgétaire: la France baisse sa prévision de croissance à 0,9% pour 2026
information fournie par Boursorama avec AFP 14/04/2026 à 19:22

( AFP / - )

Le gouvernement français a abaissé légèrement sa prévision de croissance à 0,9% en 2026, contre 1% auparavant, en raison de la situation économique liée à la guerre au Moyen-Orient, a indiqué mardi le ministère de l'Economie à l'AFP, confirmant des informations de L'Opinion.

Dans le cadre de la trajectoire budgétaire actualisée que la France s'apprête à transmettre à la Commission européenne, le gouvernement a aussi relevé sa prévision d'inflation à 1,9% pour cette année, contre 1,3% auparavant. Il maintient en revanche sa prévision de déficit public à 5% du PIB cette année, a indiqué Bercy.

Le ministère de l'Economie a saisi vendredi le Haut conseil des finances publiques (HCFP) de ces chiffres, en prévision du comité d'alerte sur les finances publiques qui aura lieu le 21 avril.

Ces prévisions sont celles que le gouvernement compte transmettre à Bruxelles dans son rapport annuel d’avancement pour l’année 2026, document qu'il doit donner avant fin avril et qui actualise son plan budgétaire et structurel à moyen terme (PSMT) pour 2025-2029.

Ces prévisions seront par ailleurs présentées mercredi au "cercle des prévisionnistes", une structure rassemblant administrations, économistes et experts des finances publiques mise en place l'an dernier pour améliorer le pilotage des comptes publics après les dérapages budgétaires de 2023 et 2024.

"Nous le disons depuis le début de la guerre: celle-ci aura un impact sur l’économie, comme c’est le cas pour chaque crise. Le comité d’alerte du 21 avril sera l’occasion de faire un point d'étape complet sur les conséquences de la crise sur les finances publiques", a indiqué le ministre des Comptes publics David Amiel, dans une déclaration transmise à l'AFP.

"Un effet très modéré est attendu sur la croissance qui reste préservée et portée par sa dynamique de l’an dernier et par notre meilleure protection et plus forte indépendance énergétique", a réagi pour sa part le ministre de l'Economie Roland Lescure.

"Malgré le choc énergétique et l’augmentation majeure des prix du pétrole, l’inflation demeurerait limitée en raison des efforts de décarbonation et de l’ancrage solide des anticipations d’inflation", a-t-il ajouté.