Trafic de drogue : Donald Trump annonce des "frappes au sol" contre les cartels, le Mexique pourrait être visé information fournie par Boursorama avec Media Services 09/01/2026 à 11:22
La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a déjà refusé par le passé de laisser des troupes américaines lutter contre les cartels de la drogue qui opèrent au Mexique.
"Les cartels dirigent le Mexique". Donald Trump a annoncé jeudi 8 janvier que les États-Unis allaient mener des "frappes au sol" contre les cartels de la drogue, laissant entendre que des cibles au Mexique pourraient être visées. Les forces armées américaines ont déjà mené ces dernières semaines des frappes contre des embarcations maritimes dans les Caraïbes et le Pacifique.
"Nous allons commencer des frappes au sol en ce qui concerne les cartels . Les cartels dirigent le Mexique. C'est très, très triste de voir et regarder ce qui est arrivé dans ce pays", a dit le président américain dans une interview sur la chaîne Fox News.
Donald Trump a incité dimanche le Mexique à "se ressaisir" , après des mois de pression sur le voisin du sud sur les questions de lutte contre le narcotrafic et de balance commerciale. Le président américain a affirmé avoir exhorté Claudia Sheinbaum, la présidente mexicaine, de laisser Washington envoyer des forces américaines lutter contre les cartels de la drogue qui opèrent au Mexique, une proposition qu'elle avait déjà rejetée par le passé, a-t-il dit.
Le précédent Maduro
Samedi, les forces américaines ont capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse, accusés de "narcoterrorisme" et d'importation de "tonnes de cocaïne" par la justice américaine.
"Le continent américain appartient aux peuples de chacun des pays qui le forment" , avait réagi Claudia Sheinbaum, suite à l'enlèvement de son homologue vénézuélien.
Les États-Unis ont déployé dès cet été un important dispositif militaire dans les Caraïbes et bombardé des embarcations en provenance du Venezuela au nom de la lutte contre le narcotrafic, des opérations à la légalité mise en doute par des experts, des ONG et des responsables des Nations unies. Jusqu'à présent, l'administration américaine n'a pas apporté de preuves démontrant que ces embarcations visées transportent effectivement de la drogue.
Fin décembre, le président américain avait affirmé que les États-Unis avaient détruit une zone de mise à quai utilisée par des bateaux accusés de participer au narcotrafic au Venezuela.