Times Square : au carrefour de leurs ambitions
information fournie par So Foot 16/06/2026 à 08:40

Times Square : au carrefour de leurs ambitions

Times Square, ses hot-dogs à vingt dollars, ses bouches d'égouts fumantes, ses écrans géants publicitaires, ses néons sur la façade des théâtres, ses porte-clefs criards, ses statues de la Liberté miniatures, ses types déguisés en gorille, ses sans-abris, ses supporters français. Times Square, quoi.

C’est un grand n’importe quoi, comme d’habitude, mais cette fois-ci sans doute un peu plus que les autres. En arrivant à Times Square, lundi soir (cette nuit, pour le lecteur) dans un New York de fin d’après-midi, n’importe quel esprit cartésien aurait fini le visage en Picasso : le sourire aux oreilles, la bouche ouverte jusqu’aux pieds, les yeux écarquillés à la Tex Avery. Dans un Mondial dont on critique à raison, du moins pour sa partie étasunienne, le manque d’unicité et d’engouement général propre au fait qu’il se dispute sur un territoire grand comme Pluton, il apparut vite évident que bien sûr, c’était là qu’il fallait être. Times Square, la place des touristes en recherche d’image d’Épinal ou en manque d’idées, il y a tant à voir, à New-York. Ainsi, l’endroit où tout le monde se retrouve par défaut est fort logiquement devenu depuis le 11 juin le cœur de réacteur de cette Coupe du monde avec le stade Aztèque, l’épicentre des festivités autant que le rendez-vous incontournable de tous les groupes de supporters.

La dynamique fût lancée par les supporters brésiliens et marocains, samedi, et depuis, l’endroit regroupe tout ce que ce Mondial compte de diasporas étrangères, touristes et supporters en vadrouille, en particulier ceux n’ayant pas obtenus de billets pour se rendre au stade, parfois à l’autre bout du pays. Quitte à zoner quelque part, autant le faire à New-York. Lundi, donc, (toujours cette nuit pour le lecteur), les supporters français s’y étaient donné rendez-vous à 18h40, et ils tombèrent sur une grappe de supporters argentins, installés à la lumière de néons depuis plusieurs heures, avec leurs drapeaux flottant au vent et leurs peintures sur le visage. À peu près au même moment sont arrivés quelques centaines de supporters algériens, suivis d’une masse moins organisée de sénégalais. Les quatre nations occupèrent leurs espaces avec respect, presque sans mélange, comme les branches d’une canopée se frôlent sans jamais se toucher. La situation dégénéra à minuit, mais cette histoire raconte l’avant, là où dans le temple du fake , il y eut beaucoup de vrai.…

Par Théo Denmat, à New-York, baby pour SOFOOT.com

Lire la suite de l'article sur SoFoot.com