Tests médicaux: bioMérieux confiant pour 2026 malgré un bénéfice lesté par une dépréciation information fournie par Boursorama avec AFP 27/02/2026 à 08:12
BioMérieux, spécialiste français des tests médicaux, a fait état vendredi de bénéfices en baisse pour 2025, un produit phare rencontrant des difficultés dans son lancement, mais table sur une hausse ses ventes cette année, malgré le ralentissement du marché chinois.
Le bénéfice net annuel du groupe s'est établi à 398 millions d'euros, soit une baisse de 8% par rapport à 2024. Moins sujet aux effets comptables, le bénéfice d'exploitation a reculé de 11,5% à 521 millions.
La principale cause de ce recul est une dépréciation. BioMérieux a réduit la valeur qu'il attribue à l'un de ses produits phares, la technologie Vitek Reveal. Il s'agit d'un antibiogramme, qui vise à évaluer la sensibilité d'une bactérie donnée aux antibiotiques.
Ce produit a subi "un développement du marché plus lent qu’attendu et une montée en puissance commerciale plus progressive que prévue", explique BioMérieux.
Néanmoins, le groupe fait état, plus globalement, d'une amélioration de certains indicateurs de rentabilité, notamment sa marge opérationnelle dite contributive. Celle-ci a bénéficié d'une part plus importante donnée à des produits au bon succès commercial, ainsi qu'à des réductions de coûts, même si elle reste freinée par une "augmentation des droits de douane"
L'administration américaine de Donald Trump, notamment, a mis en oeuvre une politique fortement protectionniste, même si son avenir reste flou après une rebuffade de la Cour suprême, alors que BioMérieux réalise près de la moitié de son chiffre d'affaires aux Etats-Unis et y compte d'importants effectifs.
Le groupe maintient, en tout état de cause, un rythme solide de ventes dans l'ensemble, bien que celles-ci restent en-dessous des objectifs affichés début 2025. Ils avaient été abaissés plusieurs fois, à cause notamment d'un ralentissement du marché chinois.
Sur 2025, le groupe signe un chiffre d'affaires de 4,07 milliards d'euros, soit une hausse de 2,3%. Surtout, sans tenir compte d'effets de changes globalement défavorables, la progression dite organique, c'est-à-dire correspondant à l'activité réelle, est de 6,2%.
Le groupe table, désormais, sur une hausse de 5% à 7% de ce chiffre d'affaire organique en 2026. Plus largement, il se dit en mesure de tenir les objectifs fixés dans le cadre d'un plan stratégique qui court jusqu'en 2028.