Tennis/Roland-Garros: Une édition féminine particulièrement indécise
information fournie par Reuters 21/05/2026 à 10:44

Vue d'une balle de tennis à Roland Garros

par Vincent Daheron

Au contraire du tournoi masculin, où personne ne ‌semble en capacité de freiner Jannik Sinner, le tableau féminin de Roland-Garros, qui s'ouvre dimanche jusqu'au 7 juin, n'a pas semblé aussi ouvert depuis ​un moment, avec une moindre domination d'Aryna Sabalenka et d'Iga Swiatek ces derniers mois.

Lauréates à elles deux de neuf des 16 tournois du Grand Chelem entre 2022 et 2025, la Biélorusse et la Polonaise avaient pris l'habitude de régner sur le circuit féminin mais leurs derniers résultats ​ont ouvert la porte à la concurrence, comme Coco Gauff avait pu en profiter en finale l'an passé face à Aryna Sabalenka.

Cette dernière, numéro un mondiale sans discontinuer depuis octobre 2024, espère ​toujours soulever une première coupe Suzanne-Lenglen.

Après un début de saison remarquable sur ⁠dur, sa surface de prédilection, lors duquel elle a joué la finale de l'Open d'Australie et remporté le WTA 500 de ‌Brisbane ainsi que les WTA 1000 d'Indian Wells et Miami, la quadruple lauréate en Grand Chelem a semblé en difficulté sur terre battue.

Battue en quarts de finale à Madrid, elle a été éliminée dès le troisième tour ​à Rome.

Finaliste pour la première fois porte d'Auteuil l'an ‌dernier, la Biélorusse de 28 ans était passée complètement à côté de sa finale, renversée par ⁠Coco Gauff malgré le gain du premier set.

ANNÉE COMPLIQUÉE POUR LOÏS BOISSON

L'Américaine de 22 ans, lauréate de son premier Roland-Garros en 2025, a alterné le bon et le moins bon depuis le début de l'année. Finaliste à Miami et à Rome, elle a cependant pris la porte en ⁠huitièmes de finale à Madrid.

Iga Swiatek, ‌quant à elle, semble désormais bien loin du niveau qui lui a permis de remporter quatre des six ⁠derniers Roland-Garros. Elle compte pour meilleur résultat cette saison une demi-finale, mais celle-ci a eu lieu tout récemment, lors de son dernier tournoi ‌à Rome, où elle a été sortie par la future lauréate Elina Svitolina.

L'Ukrainienne de 31 ans fait partie des joueuses ⁠qui ont profité du recul d'Iga Swiatek ou d'Aryna Sabalenka. La septième joueuse mondiale a remporté au ⁠WTA 1000 de Rome son plus ‌gros tournoi depuis la naissance de sa fille en 2022.

Sa compatriote Marta Kostyuk s'est imposée parmi les prétendantes à ne pas négliger dans ​la foulée de sa victoire au WTA 1000 de Madrid, au même ‌titre que la Kazakhe Elena Rybakina, première à la "race", le classement de la saison, grâce à ses titres à l'Open d'Australie et au WTA 500 de Stuttgart.

Chez les ​Françaises, Loïs Boisson sera particulièrement attendue après son parcours surprise jusqu'en demi-finales l'an passé alors qu'elle n'était "que" 361e mondiale.

Bien que lauréate quelques semaines plus tard du WTA 250 d'Hambourg, la Dijonnaise de 23 ans vit depuis une année très compliquée. Éloignée du circuit pendant près de ⁠sept mois entre septembre 2025 et avril 2026 en raison d'une blessure à l'avant-bras droit, elle peine logiquement à retrouver du rythme et des sensations.

Désormais 50e mondiale, après avoir atteint au mieux le 34e rang en février dernier, Loïs Boisson a été sortie dès son entrée en lice lors de ses trois tournois de reprise : les WTA 1000 de Madrid et Rome puis le WTA 125 de Parme, sur le circuit secondaire.

Elle se présente porte d'Auteuil avec une seule victoire depuis septembre, obtenue dimanche dernier au premier tour du WTA 500 de Strasbourg.

(Rédigé par ​Vincent Daheron, édité par Benoit Van Overstraeten)