Télécoms: Iliad double son bénéfice net annuel en 2025
information fournie par Boursorama avec AFP 24/03/2026 à 10:22

Le groupe de télécommunications Iliad, maison mère de Free, a poursuivi sa croissance en 2025 et doublé son bénéfice net, selon ses résultats publiés mardi.

( AFP / JOEL SAGET )

Sur l'année, le groupe affiche un bénéfice net de 752 millions d'euros, plus du double de celui réalisé l'année précédente.

Ce résultat a notamment été tiré par la vente de 50% d'OpCore, sa filiale dédiée aux centres de données, réalisée début 2025.

Côté ventes, le chiffre d'affaires d'Iliad ressort en hausse de 3,2%, à 10,3 milliards d'euros.

En France, principal marché du groupe, les ventes progressent plus modestement, de 1,4%, à 6,6 milliards d'euros. La croissance est plus marquée dans les deux autres pays européens où Iliad est présent.

En Italie, les ventes de l'entreprise ont bondi de 9%, à 1,2 milliard d'euros, tandis qu'en Pologne le chiffre d'affaires ressort en hausse de 5,1%, à 2,5 milliards d'euros.

L'ebidtaal du groupe, principal indicateur de rentabilité du secteur, est quant à lui en progression de 5%, à 4 milliards d'euros.

Iliad s'est également félicité d'une hausse du nombre de ses abonnés dans ces trois pays, "sur des marchés matures, marqués par l’agressivité commerciale des concurrents".

En France, Free compte désormais 23,2 millions d'abonnés mobiles et fixes.

Le groupe est également engagé dans le domaine du cloud et des centres de données avec sa filiale Scaleway, qui a récemment annoncé son entrée sur le marché italien.

"Dans un contexte géopolitique marqué par une compétition technologique intense, ces investissements sont essentiels pour renforcer la souveraineté numérique européenne", a commenté le directeur général du groupe Thomas Reynaud, cité dans le communiqué.

Iliad s'est fixé sur l'année trois objectifs, "poursuivre la croissance rentable, accélérer dans le cloud les data centers, la puissance de calcul dédié à l'intelligence artificielle, et enfin jouer un rôle central dans la consolidation des télécoms en Europe", a précisé le dirigeant lors d'une conférence téléphonique.

Le groupe est engagé dans un possible rachat de SFR en France. Avec Bouygues Telecom et Orange, il avait déposé en octobre une première offre de rachat, alors refusée.

"Aujourd'hui, même si un mouvement de consolidation paraît inévitable, à la fois les conditions de mise en œuvre et le calendrier restent à ce stade totalement incertains", a commenté Thomas Reynaud, alors qu'une procédure de "due diligence" (vérifications préalables à une reprise) a été entamée en janvier chez SFR.