Taux, croissance, chômage : la dissolution a "quasiment flingué" l'économie française, attaque Gabriel Attal information fournie par Boursorama avec Media Services 16/09/2026 à 16:49
"Tout est parti en live" avec la dissolution décidée par Emmanuel Macron, selon Gabriel Attal, qui s'est gardé de citer directement le président.
Un taux de la dette à 1,5%, une croissance de presque 2%, et un chômage à seulement 7,5%... L'économie française se portait beaucoup mieux du temps où il était Premier ministre, a estimé mercredi 16 septembre le candidat à l'élection présidentielle, Gabriel Attal.
"Tout est parti en live, entre guillemets, avec cette dissolution qui a contribué à quasiment flinguer l'économie française ", a affirmé le candidat de Renaissance lors d'une intervention au "French Digital Day", un événement consacré aux startup qui se tient à Paris.
Sans citer le chef de l'Etat Emmanuel Macron, qui a choisi de dissoudre l'Assemblée nationale au soir des élections européennes le 9 juin 2024, Gabriel Attal a regretté cette décision, rappelant certains chiffres du temps où il était à Matignon.
"Grande instabilité"
"Avant, à l'époque où je suis Premier ministre, les taux (d'emprunt de la France), c'était en moyenne entre 1,2% et 1,5%. Aujourd'hui, on est à 4,5%", a souligné le candidat Renaissance qui s'efforce de se démarquer de l'héritage d'Emmanuel Macron.
"Avant la dissolution, on arrivait à tutoyer les 2% de croissance. Aujourd'hui, on est quasiment en croissance nulle", a ajouté l'ancien chef du gouvernement qui a également évoqué le taux de chômage qui était de 7,5% lorsqu'il était à Matignon alors "qu'on se rapproche des 9%" aujourd'hui.
"Malheureusement, la dissolution a entraîné une grande instabilité politique et donc économique", a regretté Gabriel Attal qui a cédé dans la foulée son poste de Premier ministre au LR Michel Barnier.