Sommet spatial à Paris : la Maison Blanche demande aux entreprises américaines de ne pas participer à l'événement voulu par Emmanuel Macron, selon la presse information fournie par Boursorama avec Media Services 03/09/2026 à 11:37
Selon des participants à un appel téléphonique, la Maison Blanche a souligné que "la France ne s'était pas coordonnée avec les États-Unis, a accusé le pays de 'pratiques anticoncurrentielles' et a suggéré que les ateliers n'avaient pas été pensés pour inclure la perspective américaine".
La Maison Blanche a demandé à plusieurs entreprises américaines du secteur spatial de ne pas participer au sommet spatial voulu par Emmanuel Macron et organisé à Paris la semaine prochaine, pour ne pas apporter un soutien à la politique européenne, selon le média Politico .
Le site américain rapporte mercredi 2 septembre un appel téléphonique entre un service de la Maison Blanche et plusieurs entreprises spatiales, dont SpaceX, au cours duquel "il semblait que l'administration (américaine) décourageait la participation à l'événement", avançant qu' elle "pourrait être perçue comme un soutien tacite aux positions politiques de l'Union européenne" .
Politico explique s'appuyer sur trois sources dont elle préserve l'anonymat, deux liées aux entreprises spatiales et une évoluant dans la sphère politique.
"Pratiques anticoncurrentielles"
Selon ces sources, un responsable de la Maison Blanche a affirmé pendant l'échange téléphonique que "la France ne s'était pas coordonnée avec les États-Unis, a accusé le pays de 'pratiques anticoncurrentielles' et suggéré que les ateliers n'avaient pas été pensés pour inclure la perspective américaine ", écrit Politico.
Interrogée par l' AFP , la Maison Blanche n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.
Le service concerné a lui répondu à Politico que "l'administration Trump continue de collaborer avec ses alliés et ses partenaires spatiaux", ajoutant attendre à Paris "des discussions productives sur les priorités clés comme les missions spatiales, les programmes d'exploration et la sécurité spatiale".
De son côté, le ministre français de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace, Philippe Baptiste a affirmé sur X que "les États-Unis sont les bienvenus -et ils sont attendus. #NASA, #NOAA, scientifiques, entreprises et Administration américaine : la porte est grande ouverte". Dans un autre tweet rédigé en anglais, il indique travailler "en étroite coordination avec mon ami Michael Kratsios" , le conseiller scientifique du président des États-Unis.
Co-présidé par la France et l'Allemagne, ce sommet se tiendra à Paris, au Grand Palais, les 9 et 10 septembre. Il entend mettre pour la première fois autour de la table les dirigeants mondiaux pour discuter des défis liés à l'utilisation de l'espace. Quelque 120 pays y sont invités, "des chefs d'État et de gouvernement, mais aussi des entreprises", expliquait son secrétaire général, le général Philippe Adam, dans un entretien à l' AFP début juillet. "Évidemment, il faut que les Américains soient là" , soulignait-il.