Smic : "Rien n'est décidé" sur une hausse avant le 1er janvier, Jean-Pierre Farandou dit être "dans le débat" information fournie par Boursorama avec Media Services 29/10/2026 à 12:02
Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a assuré avoir terminé un "premier tour de concertation" avec les partenaires sociaux avant d'en engager un deuxième.
Y aura-t-il bel et bien une hausse anticipée du Smic, avant la revalorisation automatique du 1er janvier ? "Rien n'est décidé" à ce stade, "je suis dans la discussion", a indiqué le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou sur France Inter ce jeudi 29 octobre.
Il a dit viser "une convergence" avec les partenaires sociaux d'ici jeudi prochain, journée de mobilisation nationale pour la défense du pouvoir d'achat. "Le Smic n'est pas tabou. (...) A ce stade, je n'ai pas de conviction, je suis dans le débat, dans la discussion. Il n'y a rien qui est décidé", a déclaré le ministre, interrogé sur France Inter, précisant avoir terminé un "premier tour de concertation" avec les partenaires sociaux avant d'en engager un deuxième.
"J'espère qu'on arrivera à une convergence autour du 5 novembre", "si les trois acteurs - entreprises, syndicats et Etat -, on arrive à faire des pas chacun vers les autres, à trouver un équilibre", a-t-il ajouté, alors que le gouvernement cherche des pistes pour répondre aux mobilisations sociales autour du pouvoir d'achat. Entre dynamisation des salaires et protection de l'emploi, "il y a des équilibres à trouver, c'est un chemin de crête", a considéré Jean-Pierre Farandou.
La CGT réclame une hausse de 10% du salaire minimum
Seul salaire en France indexé sur l'inflation, le Smic est réévalué chaque début d'année automatiquement en fonction de l'évolution des prix. En cas de forte inflation, il peut aussi être augmenté en cours d'année, comme ce fut le cas au 1er juin. A la suite de cette dernière augmentation, le bas des grilles salariales de 122 branches professionnelles, sur un échantillon de 200, était encore sous le salaire minimum obligatoire à la mi-octobre, selon un calcul de la CGT publié ce jeudi. "Alors que la dernière hausse du Smic du 1er juin 2026 aurait dû conduire à des négociations dans les branches professionnelles pour augmenter les salaires, le patronat n'a rien concédé dans des dizaines de secteurs", a dénoncé le syndicat, réclamant une hausse de 10% du salaire minimum.
Mercredi soir sur la chaîne YouTube HugoDécrypte, le président de la République Emmanuel Macron a exhorté les branches concernées à "relancer" des négociations salariales, estimant que "la clé est plus" sur ce point et éludant la question d'un éventuel coup de pouce sur le Smic.