Six fois plus de pétitions à l'Assemblée nationale depuis le succès de "Non à la Loi Duplomb" information fournie par AFP 03/11/2026 à 18:00
Depuis que la pétition "Non à la loi Duplomb" a franchi le cap des 500.000 signatures en juillet 2025, plus de six pétitions sont publiées sur la plateforme en ligne de l'Assemblée nationale en moyenne chaque jour, contre une par jour auparavant, selon une analyse AFP des données officielles.
Créée en octobre 2020, la plateforme a déjà accueilli près de 5.000 textes portant sur des sujets aussi variés qu'une "taxe au gigaoctet", l'"interdiction de la chasse à la marmotte" ou "Agir pour Gaza".
La pétition "Supprimer CNews de l'audiovisuel français", qui avait recueilli plus de 740.000 signatures mardi après-midi, est la quatrième à dépasser la barre des 500.000 signatures en moins d'un an et demi.
Aucune pétition n'avait atteint ce seuil au cours des près de cinq années ayant suivi le lancement de la plateforme, avant la mobilisation exceptionnelle suscitée par celle contre la loi Duplomb sur la réintroduction de pesticides interdits.
Selon le règlement de l'Assemblée, le franchissement du seuil des 500.000 signatures, recueillies dans 30 départements différents, peut ouvrir la voie à l'organisation d'un débat dans l'hémicycle. La pétition doit toutefois être préalablement examinée par une commission qui décide de la classer ou de l'examiner.
Des trois pétitions ayant précédemment franchi le seuil requis, seule celle contre la loi Duplomb a débouché sur un débat dans l'hémicycle. À sa clôture, elle avait recueilli plus de deux millions de signatures.
Les deux autres ont été classées : la commission des Lois a écarté en avril une pétition contre la proposition de loi Yadan sur l'antisémitisme, jugeant notamment qu'un débat ferait doublon avec l'examen du texte au Parlement.
Avec ce même argument, les députés ont classé en juillet une autre pétition ayant dépassé les 700.000 signatures, contre une proposition de loi instaurant une présomption d'usage légitime des armes à feu par les forces de l'ordre.