Si la canicule devait durer, Lecornu anticipe un été sans vacances pour son gouvernement
information fournie par AFP 24/06/2026 à 16:44

Le Premier ministre Sébastien Lecornu à Suresnes, dans la banlieue ouest de Paris, le 18 juin 2026 ( POOL / Simon WOHLFAHRT )

Sébastien Lecornu a averti mercredi ses ministres qu'ils pourraient avoir à se priver de vacances notamment si la canicule était amenée à se prolonger, a rapporté l'entourage du Premier ministre.

Et les congés, s'ils sont maintenus, devront dans la mesure du possible être pris en France, a-t-on précisé de même source.

En août 2003, en plein pic de la canicule qui avait fait au final 15.000 morts, le ministre de la Santé Jean-François Mattei n'était pas dans son bureau mais était apparu au journal de 20H00 en polo dans sa maison de vacances du Var. Une image qui avait fait polémique.

Lors du Conseil des ministres qui s'est tenu mercredi matin à l'Elysée, Sébastien Lecornu a délivré "une forme d'alerte, consistant à anticiper un scénario où il n'y aurait pas de vacances à proprement parler, ce qui n'empêcherait pas de se reposer", selon son entourage citant des instructions données aux cabinets ministériels.

Car "l'enchaînement des crises, et l'incertitude sur la durée de la canicule, vont nous empêcher d'avoir de la visibilité pendant encore quelque temps", a-t-on expliqué.

Mais si les ministres devaient prendre des vacances cet été, "elles devront être prises en France". Et s'ils "envisageaient de partir à l'étranger", ils auraient l'obligation de le "signaler".

La France connaît mercredi un quatrième jour consécutif de vigilance rouge canicule, étendue vers le nord avec 58 départements concernés, au lendemain de la journée la plus chaude jamais enregistrée en France, d'après Météo-France.

Pour jeudi, l'agence météorologique a mis 72 départements en vigilance rouge.

Cette canicule est d'une intensité "exceptionnelle, similaire à celle d'août 2003", "mais de durée encore incertaine", selon Météo-France.