SGS veut maintenir la cadence sur les acquisitions en 2026 information fournie par Boursorama avec AFP 11/02/2026 à 14:34
Le groupe suisse SGS, spécialisé dans l'inspection et la certification de produits, veut maintenir la cadence sur les acquisitions en 2026, en privilégiant des petites opérations ciblées, après un bénéfice net 2025 meilleur qu'attendu, qui a bondi de 15%.
En 2025, SGS a réalisé 19 petites acquisitions ciblées mais a aussi annoncé en juillet la plus grosse opération de son histoire avec le rachat pour plus de 1,3 milliard de dollars (1,1 milliard d'euros) de l'américain Applied Technical services. Ce rachat a été finalisé début 2026.
"Nous allons continuer à ce rythme", a déclaré Géraldine Picaud, qui dirige le groupe depuis 2024, lors d'une conférence de presse téléphonique. Depuis début 2026, SGS a scellé cinq petites acquisitions supplémentaires.
Interrogée quant à savoir si le groupe envisage de grosses acquisitions, elle a expliqué que "si nous tombons sur une acquisition stratégiquement intéressante qui fait sens, nous aviserons le moment venu".
"Mais pour l'instant, nous nous focalisons sur des acquisitions ciblées", a-t-elle affirmé.
Début 2024, Mme Picaud avait fixé d'ambitieux objectifs pour 2027, visant à plus que doubler le chiffre d'affaires en Amérique du Nord (par rapport à la base de revenus en 2023) et à renforcer les activités dans les services liés à la confiance numérique et à la durabilité.
- Dividende inchangé -
Pour l'exercice 2025, SGS - qui teste notamment jouets, cosmétiques et produits alimentaires - a publié un bénéfice net meilleur qu'attendu, en hausse de 15% sur un an, à 668 millions de francs suisses (731 millions d'euros). Les analystes interrogés par l'agence suisse AWP l'attendaient en moyenne à 656 millions de francs.
Son chiffre d'affaires s'est accru de 2,2% à plus de 6,9 milliards de francs. Sa croissance organique s'est chiffrée à 5,6%, portée par une progression à deux chiffres des services numériques et de durabilité, qui bénéficient entre autres de la demande des entreprises pour vérifier leurs gaz à effet de serre, des tests pour les PFAS ou encore de la certification des matériaux recyclés.
Malgré ces résultats en hausse, SGS a laissé son dividende inchangé, à 3,20 francs suisse par action.
A 11H30 GMT, le titre perdait 2,79% à 94,08 francs suisses, alors que le SPI, l'indice élargi de la Bourse suisse, se repliait de 0,06%.
Le dividende est déjà "très élevé" et "nous avons besoin de carburant pour financer des acquisitions ciblées", défendu Mme Picaud.
Dans un commentaire de marché, Michael Foeth, analyste chez Vontobel, note que les acquisitions ont déjà contribué à "1,7% de la croissance en 2025" et devraient y contribuer encore davantage en 2026, à hauteur de "6%", selon lui.
Elles viennent "soutenir les priorités stratégiques de SGS", estime l'analyste qui considère que le groupe met "rigoureusement" en place ses projets d'expansion en Amérique du Nord et dans les services numériques et de durabilité.