Selon la Corée du Nord, la politique des États-Unis reste hostile
information fournie par Reuters 31/08/2026 à 10:05

par Kyu-seok Shim

La Corée du Nord a déclaré lundi que la politique des États-Unis restait hostile, tout en s'engageant à continuer de renforcer sa force nucléaire, rejetant de fait les appels répétés des États-Unis pour sa dénucléarisation.

Dans un communiqué relayé par l'agence de presse officielle KCNA, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a accusé Washington de maintenir une posture de confrontation en insistant sur la "dénucléarisation complète" de la Corée du Nord, en critiquant la situation des droits de l'homme dans le pays et en prévoyant des exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud et le Japon.

"L'administration Trump a ainsi pleinement réaffirmé son invariable politique hostile visant à violer sans scrupules la souveraineté, le système politique et les intérêts sécuritaires de la RPDC", a déclaré le porte-parole, utilisant les initiales du nom officiel de la Corée du Nord, la République populaire démocratique de Corée.

Le porte-parole a ajouté que les armes nucléaires de la Corée du Nord constituaient "une garantie absolue pour la défense de sa souveraineté" et que son statut nucléaire ne serait pas affaibli par les demandes répétées de dénucléarisation formulées par les États-Unis.

Le porte-parole a également déclaré qu’il était "vain" d'espérer un quelconque apaisement des tensions régionales.

Il n'y a par ailleurs "aucun changement" dans la politique de la Corée du Nord à l'égard des États-Unis, a-t-il précisé.

Cette déclaration fait suite à la décision prise ce mois-ci par le président américain Donald Trump de réduire considérablement l’ampleur des exercices annuels "Ulchi Freedom Shield" menés conjointement par les États-Unis et la Corée du Sud.

Donald Trump a invoqué ses "très bonnes relations" avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et a déclaré que ces exercices étaient coûteux et envoyaient un signal inutilement hostile à Pyongyang.

Le président américain cherche à organiser un nouveau sommet avec le dirigeant nord-coréen. Les deux hommes s'étaient rencontrés à trois reprises en 2018 et 2019.

Par ailleurs, les États-Unis, la Corée du Sud et le Japon doivent organiser, du 7 au 11 septembre, l’exercice "Freedom Edge", destiné à améliorer la coordination face aux menaces nucléaires et balistiques, selon l'armée de Séoul. La Corée du Nord a dénoncé à plusieurs reprises cet exercice trilatéral, le qualifiant de menace pour la sécurité régionale.

(Rédigé par Kyu-seok Shim Version française Matthieu Huchet)