Scaf, Ukraine, Mercosur... après des tensions France-Allemagne, la diplomatie allemande monte au créneau information fournie par Boursorama avec Media Services 18/02/2026 à 14:59
"Il est crucial pour l'avenir de l'Union européenne que la France et l'Allemagne recherchent toujours le terrain d'entente malgré des points de vue parfois divergents", a affirmé Johann Wadephul, dans une déclaration transmise à l'AFP.
Arrondir les angles. Ce mercredi 18 février, le ministère allemand des Affaires étrangères est monté au créneau, deux jours après de vives critiques et au moment où l'Allemagne semble remettre en cause sa participation à un avion de combat commun. "Il est crucial pour l'avenir de l'Union européenne que la France et l'Allemagne continuent à se tendre la main, que nous recherchions toujours le terrain d'entente malgré des points de vue parfois divergents", a affirmé Johann Wadephul, dans une déclaration transmise à l'AFP. Et de plaider pour que les deux pays "avancent courageusement sur cette base, notamment en soutenant l'Ukraine et en défendant ainsi notre liberté à tous", deux jours après avoir vertement critiqué Paris pour ses dépenses de défense insuffisantes.
Ces dernières semaines, les sujets de friction se sont accumulés entre Paris et Berlin, à commencer par l'accord commercial entre l'UE et le Mercosur, reporté en début d'année à la joie de la France et de ses agriculteurs mais au grand dam de l'Allemagne et de son industrie automobile qui espérait de nouveaux débouchés en Amérique latine. Lundi, Johann Wadephul a carrément appelé la France à "faire des économies", notamment "dans le domaine social" pour "disposer de la marge de manœuvre nécessaire pour d'atteindre l'objectif central d'une capacité de défense de l'Europe".
Il a aussi rejeté l'appel de président français à une forme de mutualisation européenne de la dette et rappelé que les dépenses de défense promises à hauteur de 5% du PIB sont des "engagements de dépenses nationales", et non européennes. Mercredi, nouveau pavé dans la mare, avec le projet de système de combat aérien du futur (Scaf), lancé en 2017 par Emmanuel Macron et Angela Merkel et que le chancelier allemand semble vouloir enterrer. Friedrich Merz a publiquement douté des perspectives de ce projet, en panne depuis des mois sur fond de tensions germano-françaises et entre Airbus et Dassault.