Rugby - Top 14: des revenus records la saison passée pour les clubs qui réduisent leurs pertes
information fournie par Boursorama avec AFP 16/04/2026 à 15:06

Les clubs de Top 14 ont enregistré une nouvelle fois des revenus records lors de la saison 2024-2025, ce qui leur a permis de combler un peu les pertes de leurs activités, selon un rapport publié par la Ligue nationale de rugby jeudi.

Un match de Top 14 entre le Stade Rochelais et l'Aviron Bayonnais au stade Marcel-Deflandre, le 20 décembre 2025 (illustration) ( AFP / XAVIER LEOTY )

Le chiffre d'affaires moyen d'un club de Top 14 en 2024-2025 est de 33,1 millions d'euros, en hausse pour la quatrième année de suite après la chute des revenus liée à la pandémie de Covid-19, selon le rapport de la la Commission de contrôle des championnats professionnels (CCCP) de l'Autorité de Régulation du Rugby (A2R).

La croissance moyenne annuelle depuis la saison 2021/2022 est de 5,8%.

Ces performances sont permises par des recettes de match (billetterie), au plus haut (5,3 millions d'euros en moyenne) et portées par "l'engouement populaire non-démenti des fans du rugby", selon la Ligue qui met aussi en avant des fortes disparités entre les clubs: quatre (Bordeaux-Bègles, Toulouse, Toulon et Bayonne) représentent près de la moitié des recettes totales liées à la billetterie.

Pour la première fois, le rapport donne des données précises pour chaque club sur l'ensemble des indicateurs économiques.

Les partenariats sont aussi à des niveaux records (14,8 millions d'euros en moyenne), notamment pour Lyon, La Rochelle et Toulouse, ce qui permet de faire plus que compenser la baisse des revenus venus des collectivités.

Mais ces recettes en hausse ne permettent pas de combler les pertes des clubs de l'élite du rugby français: le Top 14 affiche une perte d’exploitation cumulée de 49,8 millions d'euros, soit une perte moyenne de 3,6 millions d'euros par club.

Les situations sont toutefois très divergentes entre les mauvais élèves comme le Stade français (16,4 millions d'euros de pertes), Montpellier (11 millions), Toulon (9,6 millions) et les premiers de la classe qui ont engrangé des bénéfices de plus d'un million d'euros: La Rochelle, l'UBB et Vannes.

Dans l'ensemble, la situation est un peu meilleure que lors de la saison 2023-2024, où les déficits d'exploitation ont explosé à un niveau record hors Covid (64,50 millions).

"Ces pertes, malgré d’excellents indicateurs de croissance, rappellent la fragilité économique des clubs professionnels et démontrent la nécessité de renforcer les fonds propres sur le long terme et de disposer de réserves notamment pour financer les investissements structurels", souligne la Ligue.

Elle défend les "mécanismes de régulation réglementaires" pour contrôler les clubs, ainsi que le salary cap, le plafond de la masse salariale dont plusieurs dispositions sont remises en cause ouvertement par le Stade toulousain, triple champion de France en titre.