Retraites: Attal critique Philippe qui propose "la réforme de 2022" information fournie par AFP 30/09/2026 à 12:45
Gabriel Attal a critiqué mercredi la réforme des retraites proposée par son concurrent Edouard Philippe, estimant que c'est "la proposition Macron de 2022" et "qu'on n'en est plus à prendre des mesures de soins palliatifs".
La proposition d'Edouard Philippe, parvenir progressivement à un âge légal de départ à 65 ans avec 45 annuités de cotisation, "c'est exactement la proposition qu'a faite Emmanuel Macron en 2022 dans sa campagne présidentielle", a jugé le candidat Renaissance à la présidentielle sur Europe 1/Cnews.
Son rival d'Horizons a annoncé mardi vouloir "reprendre la réforme de 2023 qui plaçait l'âge légal de départ à 64 ans au lieu des 62 ans et neuf mois aujourd'hui et qui plaçait la durée de cotisation à 43 ans au lieu de 42,5". "Ensuite, on va poursuivre pour qu'en moins de 10 ans, nous soyons à 65 ans, pour l'âge légal, et 45 annuités", a-t-il dit.
Mais pour M. Attal, "on n'en est plus à bouger les paramètres ou les curseurs, on n'en est plus à prendre des mesures de soins palliatifs pour permettre à un système de survivre alors que ce système objectivement ne tient plus".
"Ce que je propose, c'est qu'on change de système de retraite (...) Je ne crois pas que l'âge légal de départ permette encore de piloter notre système. Je propose qu'on prenne la durée de cotisation. Vous avez une vraie décote si vous partez tôt, une vraie surcote si vous partez tard", a-t-il affirmé.
"C'est une vraie différence qu'on a avec Edouard Philippe", a-t-il insisté.
De son côté, Raphaël Glucksmann (Place publique) a qualifié sur BFMTV/RMC la réforme d'Edouard Philippe de "profondément inacceptable".
Le favori de la primaire social-démocrate, qui n'a pas encore détaillé sa proposition, veut revenir "comme base à l'âge de 62 ans, mais avec un système de décote qui permet en fait simplement la justice" en repartant "de cette question de la pénibilité".
"L'enjeu de la réforme des retraites, c'est qu'elle soit juste, et que donc on prenne en compte l'inégalité face au travail et l'inégalité face à la retraite", a-t-il assuré.