Affaire Jubillar: Reprise des fouilles pour trouver d'autres ossements de Delphine Aussaguel
information fournie par AFP 30/09/2026 à 14:20

Une zone fouillée sur le site où ont été menées des recherches pour retrouver les restes de Delphine Aussaguel, à Villeneuve-sur-Vère, dans le sud-ouest de la France, le 17 juillet 2026 ( AFP / Matthieu RONDEL )

Des fouilles ont repris mercredi matin dans les environs du village de Mailhoc (Tarn) pour tenter de retrouver d'autres ossements de Delphine Aussaguel, que son mari Cédric Jubillar a avoué avoir tuée en décembre 2020, a-t-on appris auprès des gendarmes.

Les fouilles sont menées dans des champs dans le cadre d'un supplément d'information ordonné à la suite des aveux début juillet de Cédric Jubillar, qui sera jugé en appel début mai pour le meurtre de sa femme devant la cour d'assises de Haute-Garonne.

L'opération de recherches mobilise deux escadrons de gendarmerie mobile, une trentaine de gendarmes du groupement départemental du Tarn et une dizaine d'enquêteurs de la section de recherches (SR) de Toulouse et de l'Unité nationale de police judiciaire (UNPJ) de la Gendarmerie nationale.

C'est sur une parcelle agricole de Mailhoc, un lieu désigné par l'accusé lors de ses aveux et situé à une dizaine de kilomètres du domicile familial, que des ossements du bas du corps de Delphine Aussaguel ont été retrouvés à l'occasion de premières fouilles menées en juillet.

La reprise des fouilles était très attendue par la famille et les proches de Delphine Aussaguel. Leur durée n'a pas été précisée par les autorités.

Après cinq ans de déni et une condamnation à 30 ans de réclusion criminelle en octobre 2025, le peintre-plaquiste, incarcéré à la prison de Seysses, près de Toulouse, a avoué avoir étranglé son épouse, infirmière de 33 ans, dans leur villa de Cagnac-les-Mines dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.

Pour les besoins de la reconstitution du crime, prévue vendredi, des monticules de terreau ont été déposés là où des restes de Delphine Aussaguel ont été retrouvés, a constaté mardi un journaliste de l'AFP.

Lors d'un entretien à l'AFP la semaine dernière, la première présidente de la cour d'appel de Toulouse, Chantal Ferreira, avait souhaité que de nouvelles recherches soient menées "pour essayer de retrouver peut-être d'autres éléments du corps".

"J'aimerais avoir trouvé le crâne (...) Il peut y avoir sur le crâne des marques" susceptibles de "consolider le dossier sur les causes de la mort", avait-elle notamment affirmé.

Ayant fait appel de sa condamnation à trente années de réclusion criminelle prononcée le 17 octobre 2025 par la cour d'assises du Tarn, Cédric Jubillar sera jugé une nouvelle fois, du 30 avril au 14 mai 2027 à Toulouse.