Rebond des prix et volumes agricoles en 2025, après la terrible année 2024 (bilan Insee) information fournie par AFP 07/07/2026 à 17:05
La production agricole française a augmenté de 4,7% en valeur l'an dernier sur un an, portée par un rebond des volumes comme des prix, bien que cela n'efface pas la baisse très marquée de l’année précédente, indique mardi l'Insee dans ses comptes provisoires.
En 2024, l'agriculture avait vu sa production reculer de 8,4% en valeur, avec une production en berne pour les céréales et le vin, après une année stable et deux ans de forte hausse liée au boom des prix dans le contexte de reprise post-Covid puis de guerre en Ukraine.
L'an dernier, la production a rebondi en volume (+2,2%) et en prix (+2,4%), selon l'Institut national de la statistique.
Elle a été portée par la production animale, qui croît de 10,1% en valeur sous l’effet d’une hausse marquée des prix (notamment oeufs, bovins), mais une quasi stabilité des volumes (+0,7%).
La production végétale a vu ses volumes se redresser (+3,9 %), mais sa progression en valeur (+1,6%) est atténuée par une baisse des prix dans un contexte d'abondance mondiale de céréales.
Les volumes céréaliers en France sont à +17,6%, grâce à un bon début d'été 2025 chaud et sec.
La production de vin est à +5,9% en volume après les mauvaises vendanges de 2024. Avec en particulier une hausse du champagne (+18,9%), +3,1% pour les autres vins d’appellation, et -3% pour les vins sans appellation, affectés par la canicule et l'arrachage de surfaces dans le Sud, note le bilan.
Ces données ne prennent pas en compte les subventions reçues par les agriculteurs, notamment de la PAC européenne, et ne reflètent dont pas complètement l'évolution de leurs revenus.
Pour le syndicat FNSEA, cette amélioration, notamment l'augmentation de 32% du résultat net par actif non salarié en 2025, "est un trompe l’oeil, car elle fait suite à une année 2024 particulièrement catastrophique".
"Les chiffres ne reflètent pas non plus la diversité des situations (...) et ne donnent en aucun cas à voir les grandes difficultés des exploitations agricoles", souligne le syndicat dominant, qui relève qu'"un très grand nombre d’exploitations, de productions et de territoires, à l’instar des zones intermédiaires, courent un danger imminent", sous "pression économique, climatique et géopolitique".