RATP: Xavier Piechaczyk (RTE) confirmé comme PDG par le parlement information fournie par Boursorama avec AFP 28/01/2026 à 13:31
Xavier Piechaczyk, actuel président de l'entreprise qui gère le réseau français d'électricité à haute tension RTE, a reçu mercredi un feu vert du Parlement pour devenir PDG de la RATP, exploitante de la majorité des réseaux de transports en commun franciliens.
M. Piechaczyk a reçu 74% de votes positifs de la part des sénateurs votants de la Commission du développement durable, et 65% des suffrages des députés devant lesquels il a été auditionné mercredi matin, indiquent les résultats du scrutin transmis à l'AFP.
Il succède à l'ancien Premier ministre Jean Castex, parti diriger la SNCF depuis début novembre.
Tout en déclarant vouloir "poursuivre le travail développé par Jean Castex" sur le dialogue social et l'attractivité des métiers, M. Piechaczyk a souligné mercredi devant les députés le besoin de renforcer "la sureté des voyageurs" et des personnels, afin de lutter contre l'insécurité dans les transports.
"Huit actes de violence par jour sur un réseau RER ou sur un réseau métro ce n'est pas satisfaisant", a-t-il jugé.
La RATP emploie 73.000 salariés dans le monde, dont plus de 40.000 en France.
L'entreprise publique qui n'a connu en France que le monopole jusqu'à présent, est désormais confrontée à l'arrivée progressive de la concurrence.
L'exploitation de tout le réseau de bus francilien a ainsi déjà été ouvert à la concurrence l'an passé. La RATP a conservé la gestion de 80% des lots de ligne ouverts à la concurrence par Ile-de-France Mobilités (IDFM), l'autorité organisatrice des transports en Ile de France.
"Le premier travail du PDG est d'être attentif aux conditions précises de transfert et de travail" des salariés qui seront amenés à être transférés vers d'autres opérateurs au fil des appels d'offre, a déclaré M. Piechaczyk devant les députés, en précisant que "quatre bascules de salariés sont prévues entre le premier mars et le premier novembre 2026 de cette année".
Il prévoit aussi de préparer la prochaine étape d'ouverture à la concurrence, celle des tramways prévue en 2030, puis celle des RER et du métro vers 2040.
Parallèlement, pour compenser les pertes de chiffre d'affaires induites par le fait de devoir céder certaines de ses activités franciliennes, le groupe envisage de participer à des appels d'offres sur l'ouverture à la concurrence ferroviaire en France "mais sans moins-disance sociale", selon M. Piechaczyk.
Le groupe a ainsi déjà remporté l'exploitation de "l'étoile de Caen", le réseau régional de trains autour de Caen qu'il exploitera en remplacement de la SNCF à partir de 2027.